Procès Pierson : ceux qui ont dépanné Pierson l'ont trouvé « bizarre »

Procès Pierson : ceux qui ont dépanné Pierson l'ont trouvé « bizarre »

Belga

Après trois journées particulièrement éprouvantes, la cour d'assises d'Arlon a entendu ce matin divers témoignages, ceux de personnes ayant croisé Jérémy Pierson lorsqu'il était embourbé dans un chemin boueux, à la frontière française, près de Virton, à Alondrelle-la-Malmaison. Cette matinée, les parties civiles étaient absentes, mais leurs conseils étaient bien présents.

Les témoins s'accordent pour dire que l'accusé était bizarre. Ceux qui ont tenté de le dépanner trouvaient qu'il ne connaissait pas la voiture, qu'il était plus inquiet par son gsm que par la voiture.

Les témoignages ont mis Jérémy Pierson face à de nouvelles contradictions. Précédemment, il a déclaré que les sièges arrière de la voiture étaient toujours rabaissés, de sorte que Béatrice Berlaimont pouvait se coucher dans le coffre et sur la plage arrière. Or plusieurs témoins affirment que les sièges de la voiture étaient redressés. Interrogé à ce sujet par la présidente, Jérémy Pierson affirme qu'il avait préparé et rangé la voiture.

Autre contradiction : Jérémy Pierson affirme depuis le début qu'il mettait une couette sur Béatrice Berlaimont pour la protéger du froid. Or l'un des témoins qui est entré dans le véhicule est formel, une couette était étalée sur la banquette arrière. À ce moment-là, selon Jérémy Pierson, Béatrice Berlaimont était retenue dans le mirador. Il lui avait placé la couette sur le corps. Face au témoignage, Jérémy Pierson confirme ses premières déclarations. Dans la voiture, il y avait le drap. Le témoin, lui, est formel, c'était une couette.

Cette après-midi, seront entendus les ouvriers qui ont croisé Jérémy Pierson sur le site Callemeyn, alors que Béatrice était détenue dans la voiture, ainsi que la personne qui a découvert le corps de la jeune fille dans les bois de Sesselich.