Arlon

Troisième jour du procès Pierson : « Béatrice n’aurait jamais suivi un inconnu »

Troisième jour du procès Pierson : « Béatrice n’aurait jamais suivi un inconnu »

Isabelle Hustin, la maman de Béatrice Berlaimont, a présenté sa fille comme une personne intelligente, débrouillarde, fort mature et protectrice avec sa sœur cadette. Claudy Petit

Isabelle Hustin, la maman de Béatrice Berlaimont, a témoigné durant l'après-midi de cette troisième journée du procès Pierson.

Isabelle Hustin, la maman de Béatrice Berlaimont, a présenté sa fille comme une personne intelligente, débrouillarde, fort mature et protectrice avec sa sœur cadette. Une adolescente qui traversait une crise liée à son âge mais qui reprenait le dessus, après un échange linguistique en Allemagne qui n’avait pas convaincu la jeune fille et dont elle était revenue une semaine avant sa disparition.

+ À LIRE | Béatrice est décédée par asphyxie, c’est la seule certitude

« Elle était très contente d’être rentrée à la maison. La veille de sa disparition, on a regardé un film tous ensemble. Ce n’était plus arrivé depuis un certain temps. Le lendemain matin, on s’est croisées à la salle de bains puis je suis partie au travail peu avant 7h. Béatrice est partie à l’école vers 7h30. Elle voulait toujours arriver à 7h40 en même temps que ses amies. Sa sœur commençait l’école une heure plus tard. C’est pour cela qu’elles ne sont pas parties ensemble à l’école. »

Vincent Berlaimont, le papa de Béatrice, avec laquelle il n’avait plus de contact depuis son remariage un an plus tôt, a décrit avec émotion sa fille comme une sportive accomplie, très endurante avec laquelle il faisait beaucoup de VTT. Une enfant qui avait du caractère et ne se laissait pas faire. « Elle n’était pas une poupée de chiffon comme monsieur Pierson veut nous le faire croire. »

Tous les proches de Béatrice entendus cette après-midi sont unanimes pour dire que Béatrice n’aurait jamais suivi un inconnu de manière volontaire. « Béatrice aurait pu adresser la parole à un inconnu, lui dire bonjour. Mais elle ne l’aurait pas suivi ni monter dans sa voiture. Elle était loin d’être sotte. Elle était trop prudente. Je ne peux pas admettre que l’on puisse dire qu’elle a suivi docilement. C’est impossible. Si elle ne s’est pas défendue, c’est qu’elle n’a pas eu l’occasion de le faire », insiste la maman de Béatrice.