LIÈGE

Alain De Clerck a remis près de 2000 signatures pour sauver la dentisterie de Bavière

L’artiste liégeois Alain De Clerck, qui a mené une grève de la faim durant un peu plus d’une semaine, a remis lundi, au bourgmestre de Liège, la pétition qu’il a fait signer en faveur de la sauvegarde de l’ancienne dentisterie de Bavière.

Près de 2 000 signatures ont été récoltées, a indiqué l’artiste peu avant le conseil communal de Liège, où le sujet a été abordé à travers les interpellations de conseillers PS, PTB et Vega.

Le bourgmestre, Willy Demeyer (PS), a rappelé avoir pris cet arrêté de démolition, le 17 janvier dernier, pour des raisons de sécurité et de salubrité et ce, sur base d’un rapport de police. En effet, au-delà de l’état d’insalubrité du bâtiment, trois décès y sont survenus en quelques mois. «Les mesures de sécurité ont bien été imposées et mises en œuvre, tant par le propriétaire que par la police mais malgré cela, certaines personnes ne les respectent pas et mettent tous les moyens en œuvre pour entrer, se mettant ainsi en danger. De plus, il y a de l’amiante dans le bâtiment», a précisé le bourgmestre, ajoutant dès lors que l’arrêté de démolition est maintenu «dans l’intérêt de la sécurité publique».

Cette pétition vise à solliciter, auprès du ministre wallon du Patrimoine René Collin (cdH), l’inscription de la dentisterie sur la liste de sauvegarde patrimoniale, comme le prévoit le code wallon du patrimoine. L’artiste liégeois se base sur l’article 193.4 du Code wallon du Patrimoine qui, dans son édition d’avril 2017, permet aux citoyens d’intervenir pour protéger un bien durant douze mois. Il souhaite que l’ancienne dentisterie soit conservée et réhabilitée en un centre d’art contemporain. À cela, l’échevin de la Culture, Jean-Pierre Hupkens (PS), a répondu qu’une réflexion a été lancée en ce sens et qu’une étude sera réalisée, en collaboration avec la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Province de Liège, en vue d’intégrer un centre d’art contemporain dans le projet global de reconversion de Bavière.

Quant à l’échevin du Patrimoine, Michel Firket (cdH), il a rappelé qu’il n’y a pas eu de «proposition raisonnable et solide» en vue de réhabiliter l’ancienne dentisterie. Il a ensuite précisé qu’une rénovation s’élèverait à 10 millions d’euros, somme que les autorités liégeoises ne sont pas disposées à consacrer à ce bâtiment au regard des nombreux édifices classés à Liège qui nécessitent des investissements.