Arlon

Procès de Jérémy Pierson : le deuxième jour en direct commenté

Procès de Jérémy Pierson : le deuxième jour en direct commenté

Durant toute la lecture de l’acte d’accusation, lundi matin, Jérémy Pierson a gardé un visage fermé, le regard tourné vers le bas. EDA Claudy Petit

Le procès de Jérémy Pierson démarre ce lundi 29 janvier devant la cour d’assises d’Arlon. Il doit durer jusqu’à la mi-février. Suivez la deuxième journée de ce procès en direct commenté.

+ ABONNÉS | Jérémy Pierson à 3 mètres de Sauvane Watelet, la survivante

Confronté à son ADN, Pierson niait tout en bloc

Deuxième jour du procès Pierson. Ce mardi, le juge d'instruction et les enquêteurs retracent l'enquête qui a mené à Jérémy Pierson. Le juge d'instruction Jacques Langlois, qui a également travaillé sept ans sur l'affaire Dutroux, a ainsi relaté les premières auditions de Jérémy Pierson, datant du 9 décembre, jour de son arrestation. Alors que Jacques Langlois confronte l'Arlonais aux traces d'ADN retrouvées sur le corps de Béatrice Berlaimont, traces d'ADN correspondant au profil génétique de Jérémy Pierson, ce dernier nie tout en bloc. « Je n'ai rien à voir avec cette histoire. Si j'avais quelque-chose à me reprocher, je ne pourrais plus vivre normalement. » L'Arlonais lui a également dit qu'il n'était pas un assassin.

Le lendemain, le 10 décembre, Jérémy Pierson est à nouveau entendu par le juge d'instruction. Il déclare que la veille, il a été le plus sincère possible, qu'il essaye d'aider le plus possible, qu'il n'a pas souvenir d'avoir croisé ou parlé à cette jeune fille. Les traces d'ADN ? Il dit qu'il mange souvent au Patton qui est fréquenté par beaucoup d'étudiants. Mais des traces d'ADN ont notamment été retrouvées sur le soutien-gorge de Béatrice Berlaimont. Il ne sait pas expliquer comment c'est arrivé là. Il nie également toute implication dans le viol de Sauvane Watelet, alors que là aussi, son ADN a été retrouvé. Ce n'est que le 12 mars 2015 qu'il collaborera. 

Moment émouvant voire glaçant aussi ce matin avec la diffusion de photos au moment de la découverte du corps à Sesselich, un corps recouvert de liens aux mains, au pieds et aux cuisses. La famille de Béatrice a d'ailleurs quitté la salle au moment de la diffusion de ces images dont le juge Langlois avait prévenu de la violence.

Des extraits vidéo de la reconstituion diffusés

Moment très éprouvant, ce mardi en fin de matinée, à la cour d'assises d'Arlon. La salle a vécu les derniers moments de Béatrice Berlaimont, au travers d'extraits vidéos de la reconstitution diffusés pendant l'audience. Une première à Arlon. La maman de Béatrice a quitté l'audience, se protégeant des terribles images.

Aux enquêteurs, Jérémy Pierson a montré comment il avait attaché sa victime dans le mirador de chasse, à Allondrelle-la-Maison, à la frontière française, près de Virton. Il a expliqué manquer de corde et que s'il en avait eu davantage, il aurait fait différemment. Dans la vidéo, la salle a pu voir l'accusé passer la corde dans la poignée de la porte du mirador et la relier, en faisant un nœud coulant, autour du cou d'une policière « jouant » le rôle de Béatrice, assise en dessous de la porte. Il assure aux enquêteurs qu'il y avait du lest. Le lendemain au soir, quand il reviendra au mirador, il retrouvera le corps sans vie de Béatrice.

C'est l'un des enjeux de ce procès, Jérémy Pierson a-t-il prémédité ou non la mort de Béatrice Berlaimont, décédée par pendaison. Lui, maintient que non. À la question des enquêteurs, qu'aurait-il fait s'il n'avait pas trouvé Béatrice morte. Il a répondu qu'il voulait la libérer, mais qu'il ne savait pas comment s'y prendre « parce que les faits qui se sont passés, sont quand même assez graves », a-t-il déclaré. 

 

+ Revivez le direct commenté du premier jour du procès

LE PROCÈS EN DIRECT

EN UN COUP D'OEIL

Jérémy Pierson est accusé d’avoir enlevé, violé et tué la petite Béatrice Berlaimont, alors âgée de 14 ans. Béatrice avait disparu le 22 novembre 2014 sur le chemin de l’athénée d’Arlon Enlevée par ce toxicomane de 26 ans, bien connu de la Justice, elle a vécu un calvaire jusqu’au 30 novembre, date de sa mort. Jusqu’en mars 2015, il niera tout en bloc malgré les preuves.

Aujourd’hui, il a avoué mais il affirme ne pas être responsable de la mort de la petite. Elle serait morte étouffée par ses liens.

Le jury a été composé mercredi dernier jusqu’à la mi-février : Pierson sera jugé par 8 femmes et 4 hommes.