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VIDÉO | L’agresseur de policiers à Gand entendu dès que son état de santé le permettra

VIDÉO | L’agresseur de policiers à Gand entendu dès que son état de santé le permettra

doc – twitter

L’homme de 28 ans touché par balles par la police mardi soir à la gare de Gand-Saint-Pierre après avoir sorti un couteau sera entendu dès que son état médical le permettra.

Il s’agit d’un Afghan de 28 ans qui réside, avec un permis de séjour, à Gand. Il ne présente pour l’instant aucun signe de radicalisation, mais souffre de problèmes d’ordre psychique.

Les premières images de vidéosurveillance montrent que l’homme a fait irruption dans la station avec un couteau et a foncé immédiatement vers deux personnes d’une patrouille de la police des chemins de fer, qui a alors ouvert le feu. Deux coups de feu ont été tirés.

L’homme a été emmené à l’hôpital dans un état critique, mais a entre-temps été opéré et ses jours ne sont désormais plus en danger.

Il sera entendu dès que son état médical le permettra, selon le parquet. Il pourrait ensuite être présenté au juge d’instruction de Gand qui décidera de la délivrance d’un mandat d’arrêt. Compte tenu de ses antécédents comportementaux, un médecin légiste a été désigné, mais un psychiatre prendra peut-être le relais.

L’enquête appelée à déterminer les circonstances exactes des faits est en cours, précise la porte-parole An Schoonjans. «Des premières images des caméras de vidéosurveillance disponibles, il apparaît que l’homme fait irruption dans la station avec un couteau et fonce immédiatement vers deux personnes d’une patrouille de la police des chemins de fer, qui a alors ouvert le feu. L’homme a été emmené à l’hôpital. Il était dans un état critique, mais a entre-temps été opéré, et ses jours ne sont plus en danger», ajoute-t-elle.

Le laboratoire de la police fédérale est présent sur les lieux de la scène, pour relever les traces et empreintes disponibles. Un expert en armes a également été désigné dans le cadre de l’enquête.

Les motivations de l’homme au couteau «ne sont pas encore claires», selon An Schoonjans. «Cela fait l’objet d’une enquête, comme les circonstances précises des faits. Il n’y a pas encore de certitude absolue, quant à l’identité de l’homme en question».

Le parquet confirme que, conformément à la procédure habituelle, deux enquêtes ont été ouvertes. L’une concerne les agissements de l’individu armé d’un couteau, tandis que l’autre se concentre sur les tirs qui l’ont neutralisé. Un expert en balistique doit notamment éclaircir le déroulé des événements, et le Comité P est, automatiquement, impliqué dans l’enquête sur le recours aux armes par les policiers. Les premières images iraient dans le sens d’un cas de légitime défense.