FRANCE

Paul Bocuse, le pape de la gastronomie française, est mort

Le chef cuisinier Paul Bocuse, véritable pape de la gastronomie française, est décédé ce 20 janvier.

Paul Bocuse, surnommé le «pape» de la gastronomie française, qu’il a incarnée durant des décennies dans le monde entier, est décédé, a annoncé sur Twitter le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, ancien maire de Lyon.

Paul Bocuse s’est éteint à 91 ans dans sa célèbre auberge de Collonges-au-Mont-d’Or, près de Lyon (centre-est), selon un chef cuisinier lyonnais proche de la famille, qui ne s’est pas encore exprimée.

Son épouse Raymonde Bocuse et leur fille Françoise étaient présentes samedi à l’auberge, où Jérôme Bocuse, fils de Paul né d’une autre union, devait les rejoindre, selon une journaliste de l’AFP sur place.

Paul Bocuse souffrait depuis plusieurs années de la maladie de Parkinson.

«Monsieur Paul, c’était la France. Simplicité & générosité. Excellence & art de vivre. Le pape des gastronomes nous quitte. Puissent nos chefs, à Lyon, comme aux quatre coins du monde, longtemps cultiver les fruits de sa passion», a écrit M. Collomb sur Twitter.

 

 

Le patron du guide Gault & Millau, Côme de Chérisey, a salué «le grand homme mais surtout celui avec qui Henri Gault et Christian Millau ont lancé la Nouvelle cuisine. Il a été à l’origine de ce big bang dans la gastronomie française et mondiale».

Dans l’auberge de Collonges, rien ne laissait soupçonner la nouvelle samedi à la mi-journée, le personnel restant souriant.

C’est dans cette commune que Paul Bocuse était né le 11 février 1926 dans une famille de cuisiniers. Et qu’il y est mort, entouré de sa famille, laissant un vaste empire derrière lui.

Le chef cuisinier avait 91 ans.

Emmanuel Macron: «L’incarnation de la cuisine française»

 

Paul Bocuse était «l’incarnation de la cuisine française», a déclaré le président Emmanuel Macron dans un communiqué.

«Son nom seul résumait la gastronomie française dans sa générosité, son respect des traditions mais aussi son inventivité», a-t-il souligné, estimant que la gastronomie française perdait «une figure mythique qui l’aura profondément transformée». «Les chefs pleurent dans leurs cuisines, à l’Élysée et partout en France. Mais ils poursuivront son travail», a ajouté le président français.