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La SNCB arrête la vente de certains billets internationaux dans 7 gares

La SNCB arrête la vente de certains billets internationaux dans 7 gares

La CGSP estime qu’il s’agit d’une «décision unilatérale» de la société de chemins de fer. ÉdA

Les voyageurs qui désirent acheter un billet TGV, Thalys ou Eurostar dans les sept gares concernées par cette décision devront aller dans une autre gare, ou acheter leur billet sur internet

La direction de la SNCB a informé les syndicats, ce vendredi, de sa décision d’arrêter la vente de certains billets internationaux dans sept gares (Braine-l’Alleud, Bruxelles-Schuman, Gent Dampoort, Louvain-la-Neuve, Saint-Nicolas, Tournai et Verviers), indique la CGSP. «Dans ces gares, à l’exception de celle de Braine-l’Alleud où très peu de ces billets sont vendus en raison de sa proximité avec Bruxelles-Midi, la vente des billets internationaux les plus courants – les billets transfrontaliers, NDLR – sera maintenue», nuance pour sa part Thierry Ney, porte-parole de la SNCB.

Les billets Thalys, TGV, ICE, Eurostar et Interrail sont concernés par la mesure, précise le syndicat socialiste qui dénonce une «décision unilatérale» de la société de chemins de fer.

«Les voyageurs qui désirent acheter un billet TGV, Thalys,… dans les sept gares concernées par cette décision devront aller dans une autre gare ou acheter leur billet sur internet. Il s’agit ici une nouvelle fois d’une réduction des services offerts aux voyageurs dans les gares», poursuit la CGSP qui y voit surtout une «préparation pas à pas de la fermeture pure et simple des guichets dans les moyennes et petites gares».

«Au vu de cette décision, nous pensons que ce sont surtout des objectifs de rentabilité et d’économies qui prévalent sur les intérêts des usagers et des cheminots, particulièrement dans des zones périphériques mais aussi densément peuplées», ajoute le syndicat.

«C’est une tendance générale: les gens se tournent de plus en plus vers internet ou vers le call center pour acheter leur billet», justifie de son côté le porte-parole de la SNCB. «Nous voulons garantir le rôle de conseil de nos guichetiers et ce n’est pas possible quand on ne vend que quelques billets par jour», conclut-il en soulignant encore la nécessité «d’avoir une vision globale des habitudes d’achat».