BELGIQUE

Le ministre de la Défense entend poursuivre l’appel d’offres pour le remplacement des F16

Le ministre de la Défense entend poursuivre l’appel d’offres pour le remplacement des F16

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Le ministre de la Défense, Steven Vandeput, a affirmé mercredi qu’il entendait poursuivre dans la voie de l’appel d’offres lancé en mars dernier pour le remplacement des avions de combat F-16, tout en assurant «ne rien dire de contraire» aux propos tenus la veille par le Premier ministre Charles Michel sur la prise en compte d’une proposition française de «partenariat stratégique» plus large.

«J’ai simplement déclaré que je n’avais pas reçu d’avis (juridiques) contredisant ceux que j’avais obtenus auparavant. C’est pourquoi je poursuis la procédure que j’ai enclenchée», a-t-il déclaré en commission de la défense de la Chambre. «Pour être clair, je ne dis rien qui soit contraire aux propos du Premier ministre», a ajouté M. Vandeput (N-VA).

M. Michel avait affirmé mardi à la Chambre que le gouvernement fédéral étudiait toujours l’implication juridique de la proposition française, articulée autour de l’avion de combat Rafale du groupe Dassault Aviation.

Le 7 septembre dernier, à l’échéance du délai fixé pour remettre une offre dans le cadre de la procédure lancée par la Défense, seules deux agences étatiques ont répondu – promouvant l’une le F-35 Lightning II du constructeur américain Lockheed Martin et l’autre l’Eurofighter produit par le consortium éponyme, qui réunit le groupe britannique de défense et de sécurité BAE Systems, Airbus Defence & Space et l’italien Leonardo.

Au lieu de s’inscrire dans le cadre de l’appel d’offres (en jargon un «Request for Government Proposal», RfGP), la ministre française des Armées, Florence Parly, a proposé à M. Vandeput un «partenariat approfondi et structurant» fondé sur le Rafale et une implication belge dans le développement d’un avion de combat de nouvelle génération, envisagé par la France et l’Allemagne à l’horizon 2040 dans le contexte d’une relance de la défense européenne.

Au mois d’octobre, M. Vandeput avait indiqué qu’à ses yeux, la France s’était mise juridiquement hors jeu en n’adressant pas une soumission conforme au RfGP. En comité restreint, le gouvernement fédéral n’a toutefois pas écarté la proposition française et demandé une analyse juridique de celle-ci.

Quatre mois plus tard, l’affaire n’est toujours pas tranchée. «Nous sommes toujours dans l’analyse juridique», a expliqué M. Michel, alors que les offres finales sont attendues le 14 février.

M. Vandeput a pour sa part assuré mercredi que la position du gouvernement n’a pas changé depuis décembre dernier.

«Le gouvernement prendra les décisions nécessaires en temps utile. La France n’ayant pas introduit d’offre suivant la procédure prévue dans le cadre du RfGP, les annonces concernant la partie économique ne peuvent être prises en compte», a-t-il toutefois souligné.