BELGIQUE

Voeux du PS à la presse: avec ce gouvernement fédéral, c’est «misère, misère, misère»

Voeux du PS à la presse: avec ce gouvernement fédéral, c’est «misère, misère, misère»

Photo News

Lors de la présentation des vœux à la presse, le président du PS s’est montré intransigeant face au gouvernement fédéral.

Si on compare la situation socio-économique avec celle qui prévalait sous le gouvernement Di Rupo, lorsque la Belgique était une «locomotive» de la zone euro et «pas un wagon en queue de train», ce ne sont pas 170.000 jobs qu’il aurait fallu créer mais de 200.000 à 210.000, a indiqué mercredi le président du PS dans ses voeux à la presse.

«La croissance économique et de la création d’emplois étaient autres. Il manque de 30.000 à 40.000 emplois. Ce n’est pas jobs, jobs, jobs, c’est misère, misère, misère», a soutenu M. Di Rupo.

Dans la majorité, d’aucuns soutiennent qu’on ne peut se figer sur le taux de croissance de la Belgique alors que d’autres pays ont mieux progressé car venant de plus loin. «Mais l’Autriche et l’Allemagne connaissaient déjà la vigueur et ils continuent de performer», a observé M. Di Rupo.

Le président du PS ajoute que le gouvernement fédéral s’est concentré sur des «flexijobs très mal payés, en particulier pour les jeunes».

Au-delà de l’emploi, la politique gouvernementale c’est aussi «la destruction sociale», a estimé M. Di Rupo.

Enfin, le président du parti socialiste est revenu sur «la politique migratoire du secrétaire d’État Theo Francken et la N-VA, qui plaît à une certaine frange de la population, notamment en Flandre et à Anvers, et qui est avalisée par le premier ministre et le MR».

M. Di Rupo a osé une comparaison entre l’actuel premier ministre Charles Michel et son père Louis Michel lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères. «Avec Louis et un certain Guy Verhofstadt, les libéraux étaient humanistes et menaient une politique attentive aux migrants. Jamais on n’aurait renvoyé des gens vers un pays problématique comme le Soudan».

Pour Elio Di Rupo, les francophones ne sont représentés que peu ou prou par ce gouvernement avec un MR qui représentait 25% de l’électorat francophone et qui est en voie d’«affaiblissement». La politique de ce gouvernement «trouve de plus en plus son origine dans des impulsions données au départ d’Anvers», a-t-il jugé.

Le PS est «prêt pour la bataille des idées, pour la bataille politique, avec la volonté de vaincre», a conclu M. Di Rupo. Les grands axes de cette bataille seront le redéploiement économique, y compris au profit des PME et des indépendants «abandonnés par le gouvernement», et les corrections sociales et fiscales.