WAREMME

Waremme: les pompiers relèvent un cheval affaibli, tombé dans la boue

Waremme: les pompiers relèvent un cheval affaibli, tombé dans la boue

Le cheval, âgé de 28 ans et souffrant d’arthrose, était tombé dans la boue et ne savait plus se relever. M. athieu Berger

Un vieux cheval était tombé dans la boue à Waremme hier. L’Animal team rescue l’a secouru avec l’aide d’un vétérinaire de l’ULg.

Il n’était pas loin de 15 h 30, cette après-midi, lorsque des propriétaires, ne sachant plus que faire, ont appelé les pompiers de la zone de secours de Hesbaye. Leur cheval Cory était tombé dans sa prairie, située le long de la Chaussée romaine à Waremme, et ne savait plus se relever. Le cheval, qui est âgé de 28 ans, souffre d’arthrose. Et là, affaibli, il ne réussissait plus à se redresser sur ses quatre jambes. Et ce n’est pas en le tirant que ses propriétaires auraient su relever l’animal de plus de 600 kg.

«Cela faisait une heure qu’il était dans la boue, il était affaibli et il souffrait d’hypothermie, explique Michaël Robert, responsable de l’équipe d’intervention. Les propriétaires avaient connaissance de notre équipe d’intervention et ils nous ont appelés.» Les pompiers sont intervenus avec une autopompe et six hommes, ainsi qu’avec l’équipe animale composée de trois hommes.

À leur arrivée, ils remarquent bien vite que le cheval est affaibli. Il a glissé dans la boue, a tenté de se relever mais sans y arriver. Et les propriétaires de chevaux le savent, un cheval ne peut rester trop longtemps couché. Car il risque des problèmes musculaires et pulmonaires. Les pompiers ont dès lors fait appel au vétérinaire qui les seconde dans leur mission, le professeur Hugues Guyot de la faculté de médecine vétérinaire de l’ULg. «On a tenté de remettre le cheval sur ses jambes, raconte Michaël Robert, en utilisant un moyen de levage.» Mais sans succès et le cheval s’affaiblissait de plus en plus. Le vétérinaire est alors intervenu en lui faisant une perfusion et en lui donnant des antidouleurs afin de stimuler les contractions musculaires et empêcher des lésions. Et le traitement a bien fonctionné puisque le cheval s’est remis sur ses jambes tout seul. Une fois la perfusion terminée, il s’est relevé. «Après deux heures d’intervention, il s’est remis sur ses jambes et a commencé à trotter en prairie», ajoute Michaël Robert. Pompiers et vétérinaire sont encore un peu restés à ses côtés pour faire un check-up avant de le laisser à ses propriétaires, satisfaits de l’heureux dénouement.