INSOLITE

VIDÉO | Retour vers le futur: quand le Salon de l’auto fantasmait la voiture de l’an 2000

Non, concevoir des prototypes ne date pas d’hier. La preuve grâce à un joli document d’archives nous replongeant dans le Salon de l’auto de 1970. Qui fantasmait alors la voiture de l’an 2000.

«C’est peut-être cela, la voiture de l’an 2000?» Bienvenue au Salon de l’auto de 1970. Un Salon où, de tout temps, ses participants se plaisent à fantasmer la voiture du futur. En 1970, on imagine donc la voiture de l’an 2000. Et elle ne manque pas d’idées: une «Automobulle» légère, tournant sur elle-même, par elle-même, sans aucune aide manuelle. «C’est une voiture sans chauffeur. C’est une bulle sans pilote. Une bulle presque transparente, capable de mille choses les plus ahurissantes. Mais n’anticipons pas...» 47 ans plus tard, nous confirmons. C’est plus prudent.

VIDÉO | Retour vers le futur: quand le Salon de l’auto fantasmait la voiture de l’an 2000
Jean-Pierre Ponthieu, inventeur de l’Automobulle. SONUMA
Toujours est-il que cette «Automobulle» a eu le mérite d’être créée. Son maître-penseur est Français. Il s’appelle Jean-Pierre Ponthieu. Leitmotiv: «Il faut créer du beau et de l’insolite face à ce qui est banal et souvent laid. Cela aide les hommes à sourire.» L’homme était déjà le concepteur des «Pussycar’s», les plus petites voitures au monde (à l’époque) et de la «Chitty-Chitty-bang-bang», la plus grande voiture au monde (à l’époque également).

 

 

Revenons à notre mouton motorisé: l’Automodule. À titre indicatif, l’engin, produit à une dizaine d’exemplaires seulement, était alimenté par un moteur 250cc monocylindre, lui-même entraînant deux moteurs hydrauliques. Vitesse de pointe? 50 km/h. L’ensemble de la partie motrice se trouvait sous l’habitacle qui s’en trouvait quant à lui libérer. En outre, les quatre roues sont disposées en losange, ce qui permet de pivoter sur place. Le véhicule a encore deux positions, basse (il roule sur trois roues) et haute (il roule sur quatre roues).

Jean-Pierre Ponthieu défend alors: «Cette voiture est une révolution sur le plan technique et esthétique.» C’est d’ailleurs par souci d’élégance que l’Automobulle a fini par être rebaptisée «Automodule».