VOLLEY-BALL

Martin Lallemand ou la vie de Buckeye

Martin Lallemand ou la vie de Buckeye

Eda

En aout, Martin Lallemand est parti étudier et jouer au volley à l’Ohio State University à Colombus. Il est donc «Buckeye». Et ça lui plait!

Il est conscient de la chance qu’il a, Martin Lallemand. A 17 ans, lui qui est sorti en juin de l’Athénée de Hannut, vit actuellement à Colombus aux États-Unis. Et non seulement il y suit, à l’Ohio State University (60 000 étudiants), des cours préparatoires donnant accès aux études «d’ingénieur mécanique», mais encore il y pratique tous les jours son sport favori, le volley-ball, et ce, tenez-vous bien, au sein de l’équipe qui vient de gagner deux années de suite le championnat universitaire américain! À savoir (lire ci-dessous), la meilleure équipe du pays.

Et donc oui, malgré le fait que, désormais, il ne mange plus la cuisine de sa maman (qui lui manque), malgré le fait aussi qu’il doit désormais faire son linge tout seul (il s’habitue), et malgré le fait qu’il doit plus généralement prendre sa vie en main, Martin estime que c’est une chance d’être là-bas. Une chance que l’ancien jeune joueur du VBC Waremme – qui rêve d’une carrière pro dans le volley – a forcée, puisqu’il avait le niveau sportif pour qu’on lui fasse confiance et qu’on lui donne une bourse (une bourse qui n’exonère pas ses parents de devoir participer financièrement à l’aventure, autre chance pour le garçon).

Pour le moment, Martin, qui est un des plus jeunes, évolue plutôt à la place d’opposite dans son équipe. Il est deuxième opposite. «L’autre joue bien!» sourit-il. Ce qui ne l’empêche pas, depuis la fin de l’été, lors des matchs amicaux (notamment au Canada) destinés à préparer le championnat (qui s’étale du 6 janvier à début mai), d’avoir eu du temps de jeu.

Mais c’est surtout beaucoup d’entrainements qu’ont Martin et ses équipiers. Tenez, voici une journée type d’un volleyeur «Buckeye» (nom donné aux étudiants de l’OSU). Celle de Martin en tout cas: lever dans la chambre qu’il partage avec Luke Meidel, un autre étudiant-volleyeur de 1re année, puis, vers 7h45-8h, musculation jusqu’à 9h, sandwich ou déjeuner, puis de 9h30 à 17h, cours répartis sur la journée (une quinzaine d’heures sur la semaine, ce qui laisse du temps et lui permet, entre certains cours, soit de travailler soit d’aller manger dans les restos universitaires); 17h bus ou marche jusqu’à la salle (le campus est énorme), 17h30, début d’entrainement «où on tape la balle plus qu’autre chose», 18h entrainement jusqu’à 20h30, avec trois entraineurs, Pete Hanson (T1), Kevin Burch et Tim Embaugh. Ensuite, Martin rentre, ou va manger, et puis vers 21h30 repos.

Cela, cinq jours semaines. Le weekend, Martin se repose ou travaille pour l’école. Ou va se promener en ville.

«On pourrait battre Waremme»

Bref, une vie à la fois d’étudiant (au fait, le jeune homme a réussi ses examens de décembre: 3,7/4 de moyenne) et à la fois de pro du volley (quand même 3h30 d’entrainement par jour au total). Mais au fait, et le niveau? Par rapport à la ligue A belge par exemple? «On est évidemment jeunes (NDLR: de 17-18 à 22-23 ans) et moins puissants, mais je pense qu’on peut battre des équipes comme Waremme ou d’autres de ligue A, répond Martin. Pas un Roulers ou un Maaseik.»

Et si Martin a pas mal de connivence avec les Frenchies de l’équipe, Nicolas Szerszen et Maxime Hervoir (qui restent là aussi les weekends, où le campus est évidemment plus vide), c’est plus globalement toute son intégration qui se passe bien. «Et il y a une très belle ambiance dans l’équipe!» se réjouit-il.