FRANCE

Plusieurs morts dans une collision entre un train et un bus scolaire dans les Pyrénées

Plusieurs morts dans une collision entre un train et un bus scolaire dans les Pyrénées

Les victimes sont à déplorer parmi les passagers du bus, qui transportait des enfants de 13 à 17 ans. AFP

Une collision entre un train et un bus scolaire dans le sud-ouest de la France a fait, ce jeudi, quatre morts (tous des enfants) et vingt blessés, dont onze graves, a-t-on appris de source proche de l’enquête. Le bilan des morts pourrait encore s’alourdir.

Le véhicule scolaire, qui transportait une vingtaine d’adolescents, a été percuté à un passage à niveau vers 16h00 à Millas, dans les Pyrénées-Orientales, près de la frontière avec l’Espagne.

Ce drame est l’un des plus graves accidents de véhicules transportant des enfants depuis le drame de Beaune (centre-est) en 1982, qui avait fait 53 morts dont 44 enfants dans l’incendie du car qui les amenait en colonie de vacances.

« Toutes mes pensées pour les victimes de ce terrible accident d’un bus scolaire et pour leurs familles. La mobilisation de l’État est totale pour leur porter secours », a déclaré le président français Emmanuel Macron sur Twitter.

Le Premier ministre Edouard Philippe, qui présidait une conférence à quelques heures des lieux de l’accident, est arrivé sur les lieux en début de soirée. « Le processus d’identification a commencé et il est extrêmement difficile », a-t-il ajouté.

Le maire d’une commune voisine de l’endroit du drame, Robert Olive, avait auparavant parlé d’une « vision d’horreur » et expliqué que l’accident s’était produit « au croisement de la voie ferrée, sur un passage à niveau très dégagé ». « Le car a vraiment été coupé en deux par le train », a-t-il dit.

De même que la ministre des Transports, Elisabeth Borne. Cette dernière a fait part sur Twitter de sa « très vive émotion suite au terrible accident ». « Les secours et les services de l’Etat sont pleinement mobilisés. Je me rends sur place immédiatement », a-t-elle écrit.

Le ministre de l’Education Jean-Christophe Blanquer a qualifié l’accident d’« épouvantable ».

« Le choc a été très violent »

« Compte tenu de l’importance de l’accident », le préfet des Pyrénées-Orientales a décidé de déclencher le Plan rouge. Le centre opérationnel départemental a été activé ainsi que le plan départemental de mobilisation des moyens sanitaires et le plan de prise en charge de nombreuses victimes, a-t-il indiqué sur Twitter.

La collision, survenue à un passage à niveau, ne manquera pas de relancer la polémique sur ce système de croisement régulièrement décrié pour son danger. Plusieurs accidents y ont déjà eu lieu.

En septembre 1997, 13 personnes avaient trouvé la mort et 43 autres avaient été blessées quand un autorail était entré en collision avec un camion de fioul, forçant un passage à niveau. Deux ans auparavant, cinq personnes avaient été tuées dans une collision entre un train et une voiture sur un passage à niveau dans l’Hérault (sud-ouest).

En fin de journée, des familles se précipitaient sur les lieux de la catastrophe, tentant d’accéder en vain au bus et d’obtenir des informations, a constaté une correspondante de l’AFP. D’autres familles étaient reçues en mairie, selon un autre correspondant de l’AFP.

« Le choc a été très violent et on a eu l’impression que le train allait dérailler et se coucher », raconte Barbara, qui se trouvait à bord du train, citée sur le site internet du quotidien local L’Indépendant.

« Des hélicoptères sont également mobilisés pour prendre en charge les blessés », selon ce témoignage. « Les passagers du train sont en cours d’évacuation par la gendarmerie tandis que les secours s’affairent auprès des passagers du bus scolaire. Une opération de désincarcération du bus est également en cours », a-t-elle indiqué.