ÉCONOMIE

Tricherie anti-pollution: BMW dans le (rétro)viseur de la justice

Tricherie anti-pollution: BMW dans le (rétro)viseur de la justice

Reporters/DPA

La justice allemande examine les accusations de manipulation des émissions polluantes formulées par une ONG à l’encontre de BMW et rejetées par le constructeur automobile, rapporte l’agence de presse DPA jeudi.

Le parquet de Munich, où se trouve le siège de BMW, a lancé des investigations sur de possibles irrégularités concernant le système de filtration des émissions polluantes de véhicules diesel du constructeur bavarois, a indiqué une porte-parole à l’agence allemande, confirmant des informations de presse.

Cet examen précède l’éventuelle ouverture d’une enquête formelle. Il doit permettre de collecter de possibles indices qu’un délit pénal a été commis.

Sollicité à plusieurs reprises par l’AFP, le parquet de Munich est resté injoignable.

La démarche de la justice allemande, déjà occupée dans différentes régions du pays à enquêter sur les agissements du groupe Volkswagen et Daimler (propriétaire de la marque Mercedes-Benz) en matière d’émissions polluantes, intervient quelques jours après les accusations formulées par l’association de protection de l’environnement Deutsche Umwelthilfe (DUH).

L’ONG allemande soupçonne BMW d’avoir installé un mécanisme truqueur sur un modèle qu’elle a testé sur route, une 320d de 2016, afin de fausser les valeurs d’émissions d’oxydes d’azote (NOx).

Le fabricant a rejeté en bloc ces accusations. «Les véhicules de BMW respectent les exigences réglementaires et ne sont pas manipulés», a réagi mardi le groupe sollicité par l’AFP.

Le ministère allemand des Transports a depuis demandé à l’agence fédérale de l’automobile KBA de se pencher sur le sujet.