WALLURBEX FOOTBALL CLUB

GRAND ANGLE | Rafales de vent et anecdotes: le stade Naveau du FC Bra se souvient de son histoire

Le vent souffle sur la Lienne. Sur les hauteurs de Bierleux, surplombant la route de Bra, les rafales s’abattent inlassablement sur ce qu’il reste du stade Maurice Naveau. Aux abords d’une prairie à l’herbe grasse, se dresse l’antique buvette du FC Bra, club historique du village, disparu il y a quelques mois.

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Des arbres qui poussent au milieu d’une tribune, de la rouille qui ronge les pylônes d’éclairage, des graffitis qui jonchent les murs des vestiaires, des fantômes du passé qui se souviennent de leurs exploits: L’Avenir est parti à la découverte des terrains de football abandonnés de Wallonie.

Situé en région liégeoise mais évoluant au sein des séries provinciales luxembourgeoises, le club local n’a pas toujours joué sur ce promontoire: «Lors de sa création, il y a une soixantaine d’années, il a d’abord joué de l’autre côté du village», se rappelle Henri Naveau. «Ce n’est que plus tard que mon père, Maurice Naveau, a cédé ce terrain aux dirigeants, par sympathie pour le village. Mais il ne faisait pourtant pas partie du club. Pourquoi ce terrain en particulier? Parce qu’il était plat! Enfin, plus ou moins…»

Si le club a joué deux ans en deuxième provinciale luxembourgeoise, il était devenu au fil des saisons une destination bien connue des cercles locaux de P3. «Là où il y a toujours du vent». «Ça, c’est vrai», s’amuse Georges Dubois, dernier président du club. «Le vent contraire a souvent joué des tours aux gardiens qui avaient l’habitude de dégager trop haut. Certains ne comprenaient manifestement pas…»

Dominique Cornélis, mémoire vivante de l’histoire récente du club, ne tarit pas non plus d’anecdotes: «Je me rappelle d’un jour qu’on jouait contre le club de la commune voisine de Manhay. On était dépassé dans tous les secteurs de jeu. Après une heure de jeu, un joueur de chez nous a tout de même compté le nombre d’adversaires présents sur la pelouse: ils jouaient à 12!!»

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