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Avec ou sans l’Euro 2020, Ghelamco veut poursuivre le projet de stade national

Avec ou sans l’Euro 2020, Ghelamco veut poursuivre le projet de stade national

Ghelamco parviendra-t-il à réaliser ce projet? BELGA

Ghelamco poursuit pour le moment son projet de construction du Stade national sur le plateau du Heysel, indépendamment de la décision que prendra plus tard dans la journée l’UEFA sur le statut de Bruxelles comme ville hôte de l’Euro 2020 de football

L’administrateur de Ghelamco Philip Neyt souligne que son entreprise ne fait qu’exécuter la procédure d’appel d’offres, qui a été émise par la Ville de Bruxelles.

La construction du stade n’a pas encore commencé. Ghelamco attend en effet depuis plusieurs années les autorisations et permis nécessaires. Mais l’entreprise poursuit malgré tout son projet, assure-t-elle. «Quelle que soit la décision prise aujourd’hui/jeudi, nous continuerons», maintient ainsi Philip Neyt.

L’administrateur espère évidemment que l’UEFA ne mettra pas déjà Bruxelles hors jeu et que la fédération européenne de football octroiera encore quelques mois de sursis au projet belge. Il renvoie d’ailleurs au rapport d’audit de l’UEFA. «Nous avons dû faire l’exercice afin de voir s’il était encore possible techniquement de construire un stade de football en 18 mois et il est apparu que cela ne posait pas de problème. L’UEFA était enthousiaste et impressionnée par notre projet.»

D’autres paramètres jouent cependant également un rôle dans ce dossier, comme l’enchevêtrement politique en Belgique ou le lobby des villes candidates étrangères. «Les récents éléments dans la presse ne sont pas rassurants à ce sujet», regrette d’ailleurs Philip Neyt.

Le fait que ce potentiel stade flambant neuf répondra à toutes les exigences, notamment en termes de sécurité, joue par ailleurs en faveur de la Belgique, d’après Ghelamco. «Rome, Cardiff ou même Stockholm disposent de stade relativement vieillissants. Que se passerait-il si l’une de ces villes était choisie et que l’Eurostadion était prêt pour l’Euro 2020?», s’interroge encore son administrateur.

Pour «un médiateur interrégional» entre Bruxelles et la Flandre

Ghelamco souhaite la nomination d’un médiateur dans le dossier du stade national, que l’entrepreneur est censé construire. Le promoteur espère ainsi mettre fin aux conflits entre Bruxelles et la Flandre qui sapent le projet, explique Philip Neyt, administrateur, dans une carte blanche diffusée sur les sites du Tijd et de la VRT.

Le comité exécutif de l’UEFA doit se prononcer ce jeudi à Nyon (Suisse) sur le maintien de Bruxelles parmi les villes organisatrices de l’Euro 2020. La capitale belge risque de passer à la trappe en raison des retards et problèmes qui empêchent la construction du nouveau Stade national. Deux ans et demi avant le début de la compétition, le promoteur immobilier Ghelamco n’a toujours pas obtenu de permis de construction.

Dans sa tribune, Philip Neyt souligne que le Stade national doit voir le jour quoi qu’il arrive sur le parking C du Heysel. Cette grande aire de stationnement appartient à la Ville de Bruxelles mais se situe sur le territoire de la commune flamande de Grimbergen.

«Cela ne rend pas les choses simples», concède l’administrateur. «Après quatre ans, nous n’avons pas avancé d’un pas alors que c’est un projet à somme positive pour les deux régions. Venons-en au nœud du problème: un projet d’ampleur comme celui-ci ne peut être réalisé si les Régions ne se font pas de faveur.»

«C’est pourquoi je formule ce vœu: l’installation d’un arbitrage, d’un médiateur interrégional, qui rapprocherait les points de vue des différentes régions.»

Ghelamco nie l’information parue dans Het Nieuwsblad et La Dernière Heure jeudi selon laquelle il pourrait réclamer des millions d’euros au Sporting d’Anderlecht après sa décision de se retirer du projet. Ce dédommagement pourrait s’élever à 70 millions d’euros, mais M. Neyt indique que «ce n’est pas à l’ordre du jour».