«Être Johnny, c’est un métier»: les grandes citations de Johnny Hallyday

«Être Johnny, c’est un métier»: les grandes citations de Johnny Hallyday

AFP/Archives

Il était une légende dans le monde francophone. Voici quelques citations, parmi les plus marquantes, de Johnny Hallyday, qui est décédé dans la nuit de mardi à mercredi.

Sur lui-même, Johnny déclarait au Monde en 1998

 

«

On ne peut pas faire ce métier si on est normal. Il y a longtemps que je ne me sens pas comme les autres. Il faut que j’aille mal pour savoir que je pourrais aller bien.

»

 

Et à Télérama en 2014:

 

«

Être Johnny Hallyday, c’est un métier. Je le fais sérieusement, en essayant de mon mieux de faire plaisir aux gens. Mais quand je ne travaille pas, je suis Jean-Philippe Smet. J’ai appris à dissocier les deux, même si j’ai mis longtemps. Je suis discret de nature, pudique, je n’aime pas parler de moi. Tout ce que je sais, c’est que je ne pourrais pas chanter avec autant de conviction si je n’avais pas vécu cette vie-là.

»

 

Sur son image, Johnny déclarait au Journal du Dimanche en 1990:

 

«

J’ai le niveau de culture de ceux qui ont appris par eux-mêmes, dans des bouquins et en fréquentant des milieux différents. Il y a deux catégories d’individus: des imbéciles qu’on ne changera jamais et d’autres qui voudront s’adapter. Si être intello, c’est s’adapter, alors OK j’en suis un!

»

 

Et dans son autobiographie «Dans mes yeux», en 2013:

 

«

Je sais bien que je ne suis pas un imbécile, mais je sais aussi que je peux facilement le faire croire parce que je fais des gaffes, que je bafouille et, depuis un certain temps, parce que je m’en fous.

»

 

Sur son père, il déclarait à Télérama en 2014:

 

«

De lui, je n’ai connu que les pires aspects. L’abandon petit, puis les factures ou les frais d’hôpitaux à régler, la déchéance. On le trouvait ivre mort, écroulé au milieu de la rue. C’était dur, douloureux de n’avoir que ça de lui. Le manque de père a hanté ma vie.

»

 

Sur sa carrière, dans un entretien au Parisien en 2003:

 

«

Durer, c’est quasiment impossible. Ça demande beaucoup de temps, beaucoup de soi-même, beaucoup de blessures, beaucoup de sacrifices.

»

 

Et dans un entretien avec Daniel Rondeau en 2004:

 

«

J’étais le brave petit soldat Johnny. Peut-être un peu fantasque, un peu fou, un peu… excessif - – je ne regrette rien, tu connais ma «destroyance» --, mais j’étais toujours prêt à sortir de la tranchée, même quand ça canardait (je me souviens des jets de canettes quand je passais en première partie de Raymond Devos), et je me suis débrouillé pour rester au top.

»

 

Sur les femmes, à Paris-Match en 2003:

 

«

J’ai vécu très souvent avec des femmes. Mais en fait j’étais seul. Je n’ai jamais eu vraiment une épaule sur laquelle poser la tête. Je l’ai trouvée depuis que j’ai rencontré Laeticia.

»

 

Sur la drogue, au Monde en 1998:

 

«

La cocaïne, j’en ai pris longtemps en tombant de mon lit le matin. Maintenant, c’est fini. J’en prends pour travailler, pour relancer la machine, pour tenir le coup.

»

 

Sur la France et son exil fiscal, dans son autobiographie «Dans mes yeux» en 2013:

 

«

On a souvent dit que je m’étais barré pour ne pas payer d’impôts. C’est en partie vrai, mais c’est aussi parce que c’est épuisant cette ambiance. En France, la réussite, c’est louche, on trouve ça dégueulasse». «Sale mentalité, pour un pays dont j’ai porté les couleurs, qui a bien voulu faire de moi son emblème quand c’était nécessaire, je me suis senti trahi, accusé à tort, sali.

»

 

Sur la retraite, à l’AFP en 2014:

 

«

J’ai eu la bêtise de dire un jour que j’allais arrêter et puis je me suis rendu compte que j’allais m’ennuyer à mourir, que ce n’était pas possible.

»

 

Sur la mort, dans son autobiographie «Dans mes yeux» (2013), à propos de son coma en 2009:

 

«

La première fois que je suis mort, je n’ai pas aimé ça, alors je suis revenu.

»