ÉCONOMIE

Le Panama rejette son inclusion dans la liste des paradis fiscaux de l’UE

Le Panama rejette son inclusion dans la liste des paradis fiscaux de l’UE

Le président du Panama refuse d’être sur cette liste. Reporters/Barcroft

Le président du Panama, Juan Carlos Varela, a refusé mardi d’être inclus dans la liste noire des paradis fiscaux établie par l’Union européenne, et le gouvernement a rappelé son ambassadeur à Bruxelles pour consultations.

«Le Panama n’est en aucun cas un paradis fiscal», a assuré M. Varela dans la presse. «C’est une décision malheureuse. […] Nous pensons que c’est une décision injuste».

Selon le président, le Panama a effectué un «grand travail» et «a pris des mesures importantes» pour ne pas apparaître dans ce type de liste.

Parallèlement, le chancellerie a annoncé dans un communiqué avoir rappelé l’ambassadeur panaméen auprès de l’Union européenne, Dario Chirú, afin d’«évaluer la marche à suivre».

Les 28 pays de l’UE ont adopté mardi une liste noire de 17 paradis fiscaux exerçant leurs activités hors de leurs frontières, une première pour l’Union. Outre le Panama, Bahreïn, la Barbade, la Corée du Sud, les Emirats Arabes Unis et la Tunisie, entre autres, y figurent.

Le petit pays d’Amérique centrale a été secoué, l’année passée, par le scandale mondial des Panama Papers, la divulgation de documents démontrant un vaste système d’évasion fiscale dont le cabinet panaméen Monsack Fonseca, qui permettait la création de sociétés opaques, était l’épicentre.