Mons: Ecolo vise le pouvoir aux élections communales

Ecolo a dévoilé 17 des candidats qui figureront sur sa liste aux prochaines élections communales à Mons. Ecolo Mons

Ecolo a dévoilé une partie de sa liste pour les élections communales de 2018. Avec l'ambition de monter dans la majorité au niveau communal montois.

A Mons, c'est au tour d'Ecolo de dévoiler une partie de son jeu pour les élections communales du 14 octobre 2018. Mardi soir, avec le parrainage du député fédéral Jean-Marc Nollet, les verts montois ont dévoilé 17 de leurs candidats pour le prochain scrutin.

Avec une ambition: faire un score à deux chiffres. Ce qui n'est plus arrivé depuis 1994 à Mons, année où les Verts franchissaient de justesse la barre des 10%. Depuis, leur score oscille entre 8 et 9% à chaque élection communale et le groupe compte trois conseillers communaux depuis 2006. Il espère changer de dimension en 2018 et être ainsi en mesure de peser dans les prises de décisions. 

Être dans la majorité

Car l'objectif est clair: après trois décennies passées sur les bancs de l'opposition, les écolos montois veulent monter dans la majorité, avec un poids électoral suffisant pour légitimer le grand saut et pour peser dans les négociations. Car à l'heure où les partis traditionnels ont sorti les crayons verts pour teinter d'écologie leurs programmes électoraux, Ecolo a des chances de se retrouver dans la position de parti-pivot pour constituer une majorité, dans l'hypothèse où le PS perdrait sa majorité absolue qu'il détient depuis 2000 à Mons.

Et les jalons pour la drague post-électorale sont déjà posés, entre Elio Di Rupo (PS) qui ne jure plus que par l'écosocialisme et Georges-Louis Bouchez (MR) qui a débauché un ancien écolo retiré de la vie politique depuis huit ans pour figurer sur sa liste "Mons En Mieux!".

En attendant, on sent au bombardement de motions, questions, interpellations dont fait preuve le groupe à l'égard de la majorité PS-cdH, qu'Ecolo piaffe d'impatience depuis les bancs de l'opposition. Ces interpellations sont une façon d'influer sur les débats communaux tout en n'étant pas aux postes exécutifs, mais aussi un bon moyen d'occuper le terrain médiatique et d'exister auprès de la population. 

Une moitié de néophytes

Mais la campagne ne se passera pas que dans les médias: dans les 10 prochains mois, les futurs candidats occuperont le terrain, iront à la rencontre des habitants du Grand Mons "pour construire un projet vert, alternatif, positif et démocratique pour Mons", indique le parti.

Qui sera mené à Mons par la jeune Flénusienne Charlotte De Jaer, qui tirait déjà la liste en 2012. Pour pousser la liste, Ecolo Mons comptera sur Jean-Pierre Viseur, 75 ans, et un pilier du parti à Mons. Engagé depuis plus de 40 ans en politique, il fut député fédéral, wallon et de la Communauté française. A Mons, il a été conseiller communal de 1985 à 1994 et de 2001 à 2012. 

Entre les deux, ce sont 15 candidats qui sont actuellement déclarés, dont 8 sont des néophytes, aux profils divers. Comme Romain Moerman, biologiste à l'UMons, investi dans le collectif Mons en Transition et qui fut l'auteur d'une pétition réclamant la sauvegarde de la Protection Civile à Ghlin, signée à 3000 reprises. Ou encore Annie Urbain, directrice de crèche communale retraitée et administratrice d'une asbl travaillant en milieu défavorisé. 

Parmi les nouveaux on retrouve encore un médecin, Julien Sablon, installé depuis 8 ans dans la couronne rurale montoise, Alfred Ghuisoland, gestionnaire informatique à l'UMons, Melissa Sardonini, étudiante fraîchement diplômée ou deux enseignants (Emmanuel Toussaint et Flore Dumortier).

Les sortantes retentent leur chance

Enfin, parmi les candidats déjà baptisé d'une campagne électorale, on retrouve les deux conseillères communales en exercice Catherine Marneffe et Alienor Lefèvre, la première travaillant sur le projet Natura 2000 auprès du SPW et la seconde étant prof de sciences. Derrière Charlotte De Jaer se positionnera Samuel Quiévy, conseiller CPAS et conseiller environnemental et mobilité douce pour une administration communale dans les Hauts Pays

Les autres conseillers complétant ce début de liste sont Jean-François Derenty, représentant d'Ecolo au sein des CA de la Fondation Mons 2025, de MARS et de Visit.Mons, Henk Deroo et Cécile Blondeau, qui créa le SEL de Mons voici 10 ans.

Reste un peu moins de 10 mois désormais pour compléter la liste et atteindre les 45 candidats. A ce jour, Ecolo est le parti qui en a dévoilé le plus à Mons. Côté PS, on en saura plus au début de l'année prochaine. Du côté du PTB, on est en ce moment occupé par une enquête citoyenne, et quant au cdH, courtisé par Georges-Louis Bouchez pour se fondre dans son mouvement, ses intentions ne sont pas encore connues...