SAINT-GHISLAIN

Saint-Ghislain: réfléchir pour être vu

Saint-Ghislain: réfléchir pour être vu

La police Boraine a procédé à une distribution de gilets jaunes auprès des élèves de l'Athénée Royal de Saint-Ghislain. -

La police boraine a mené une action visibilité auprès des élèves de l'Athénée Royal de Saint-Ghislain. 130 gilets jaunes ont été distribués.

En deux ans, l'Athénée Royal de Saint-Ghislain a connu deux accidents impliquant un de ses élèves, à chaque fois renversé par une voiture. "Il y a deux ans, un élève a dû subir une intervention au niveau des jambes et du bassin et l'an passé un autre s'en est sorti avec des hématomes et une belle frayeur", explique Martine Pavot, préfète des études de l'établissement.

Ces accidents, qui ont touché un élève de 1ère et un de 2e secondaire, ont interpellé les responsables de l'établissement scolaire: "une grande partie de nos élèves arrivent à pied à l'école, cela nous semblait opportun de mener une action de sensibilisation." Surtout en cette période hivernale où l'obscurité est de mise tant à l'ouverture de l'école qu'au retour au domicile. 

Chose faite ce mardi matin, où les policiers de la zone boraine ont accueilli les 130 élèves de 1ère secondaire de l'athénée pour une action visibilité: un gilet jaune a été distribué à chacun des élèves pour leur faire comprendre l'importance de bien se faire voir. "Il y a beaucoup de chemin à faire: beaucoup viennent habillé d'un jean ou pantalon foncé, portent un anorak foncé, un sweat à capuche foncé et sont donc souvent invisibles dans l'obscurité."

Ne plus être invisible

La vareuse fluo doit leur faire prendre conscience de l'importance qu'il y a à se faire voir, même si la préfète ne s'attend pas à voir débarquer ses élèves vêtu d'un si seyant vêtement mercredi matin. "Je ne me fais pas d'illusion, même en étant idéaliste", admet-elle. "Mais on leur a expliqué qu'ils pouvaient coller des scratchs fluorescents sur leur cartable, en poser sur leurs vêtements...Ils ne se rendent pas compte que si eux voient les voitures, celles-ci ne les voient pas nécessairement."

La campagne a ciblé les élèves de 1ère secondaire car "c'est un âge de transition. Tant qu'ils sont en primaires, ils sont encadrés par les parents. Quand ils arrivent dans le secondaire, les parents effectuent un trajet de repérage avec eux puis beaucoup viennent tout seul. Et comme ils sont en autonomie, ils prennent un peu de liberté et sont plus attentifs à leurs copains qu'à l'environnement."

Et c'est là que peuvent surgir les accidents, pouvant parfois être évité grâce à quelques bandes réfléchissantes...