FOOTBALL

Boloni: «La différence entre Dieu et Sa Pinto? Dieu ne veut pas être Sa Pinto»

Boloni: «La différence entre Dieu et Sa Pinto? Dieu ne veut pas être Sa Pinto»

Laszlo Bölöni Photo News

Égratigné par Ricardo Sa Pinto sur le jeu proposé par son équipe lors de la rencontre Standard-Antwerp, Laszlo Boloni a taclé le Portugais sur le plateau de la Tribune.

Le torchon brûle-t-il entre Laszlo Boloni et Ricardo Sa Pinto? Dimanche, après le partage (1-1) qui est venu solder la réception de l’Antwerp par le Standard, l’entraineur des Rouches n’a pas hésité à égratigner son homologue et ancien coach, en affirmant que les Anversois étaient venus «pour ne pas perdre». «C’est incroyable de perdre deux points contre une équipe qui ne propose rien», avait encore ajouté le bouillant Portugais.

Cette sortie, devant, notamment, les caméras de télévision, a eu le don d’irriter quelque peu le Roumain qui, à son tour, ne s’est pas retenu de «balancer» sur le plateau de la Tribune, l’émission foot du lundi soir sur la RTBF. Interrogé sur les mots de Sa Pinto, Laszlo Boloni a longtemps hésité avant de, finalement, ironiser: «Vous savez quelle est la différence entre le bon Dieu et Sa Pinto? Le bon Dieu, il ne veut pas être Sa Pinto».

Le tacticien roumain, qui avait eu Sa Pinto sous ordres lors de ses périodes au Sporting du Portugal et au Standard de Liège, a en réalité voulu mettre l’accent sur le caractère très fort de son ancien joueur: «C’est un bon entraîneur mais il cherche toujours les conflits.»

Pour illustrer cela, Boloni a révélé une anecdote qui remonte à l’époque où, à la tête du Sporting lisboète, il avait conquis le titre de champion du Portugal: «Mon président au Sporting Portugal m’avait dit à la fin du championnat que nous avions remporté: “On est champion mais on a eu une chance fantastique, c’est que Sa Pinto s’est blessé lors du premier match”. Ce n’est pas parce que c’était un mauvais joueur mais il a un caractère conflictuel.»

Quelques jours après l’incident du verre de bière lancé par un supporter en sa direction pendant le match de coupe à Anderlecht, Ricardo Sa Pinto se retrouve donc (bien malgré lui?) au centre d’une nouvelle polémique.

 

L’Antwerp rêve des PO1

Au-delà de cette sortie fracassante, on retiendra aussi que le Roumain a réussi un sacré tour de force depuis son arrivée à l’Antwerp en début de saison. Avec un tout nouveau noyau, Boloni a réussi à construire un noyau, offrant au promu anversois la capacité de déjouer les plans de tous les grands clubs du pays.

Et alors que la première moitié (de la phase régulière) du championnat est déjà passée, l’Antwerp occupe toujours une place dans le top 6. Au point que, dans l’entourage du Great Old, on se prend à rêver des play offs 1. «On est là où on n’était pas attendu. Si on me dit que le championnat est fini aujourd’hui, je signe des deux mains. Mais je sens la fragilité de notre équipe. Tout le monde rêve et je suis le premier à pousser le club le plus haut possible. Mais il ne faut pas oublier que pendant 15 ans, c’était l’agonie. L’Antwerp est en pleine reconstruction. Il ne faut pas aller plus vite que la musique.»