La famille Bovy monte en puissance

Les Bovy sont en pleine progression. Léva

Margaux (20), Arnaud (17) et Juliette (13) Bovy ont vécu une année 2017 très fructueuse, au-delà même des objectifs fixés en début de saison.

Dans la famille Bovy, ce n’est pas un, mais trois enfants qui pratiquent le tennis à un haut niveau.

Il y a d’abord Margaux, l’aînée, aujourd’hui 653e mondiale alors qu’elle était 957e au moment d’entamer cette saison 2017. Une nette progression qui aurait, qui sait, pu être encore plus marquée si la citoyenne d’Oneux (Comblain-au-Pont) n’avait pas été freinée par plusieurs blessures. «À chaque fois une déchirure aux abdominaux, grince des dents la tenniswoman de 20 ans, stoppée dans son élan à trois reprises. Je prenais chaque fois un coup sur la tête, c’était difficile de s’arrêter alors que je jouais bien. Finalement, j’ai très peu joué puisque j’ai dû disputer au total douze tournois sur la saison. Mais j’ai continué à bosser durement à côté, pour finalement faire des bons résultats durant les mois de mai-juin-juillet, ce qui m’a permis de gagner plus de 300 places au classement WTA. J’ai aussi profité de mon repos forcé pour parfaire mon Néerlandais. Je retire donc du positif de cette saison, malgré mes trois grosses blessures», disait Margaux, entraînée par Éric Marquet, à la veille de son départ pour l’Équateur, à Manta plus précisément, où elle disputait consécutivement deux 15 000$. «J’espère y grappiller quelques places supplémentaires.»

Le deuxième de la fratrie, Arnaud, n’est pas en reste non plus. Encore 2003e chez les moins de 18 ans au 1er janvier dernier, le rhétoricien, en immersion anglais au Collège Sainte-Véronique, est aujourd’hui 320e, soit un bond de près de 1700 places. Au 1er janvier, une fois que les joueurs nés en 1999 (NDLR: Arnaud est de 2000) auront quitté le ranking, il sera même Top 200 dans sa catégorie d’âge. Devenu également, fin octobre, série A en Belgique après avoir remporté trois tournois (le Mosa, Neupré et Sonégien), Arnaud Bovy, dont le coach est Grégory Fardeau, ne peut qu’être satisfait de ce cru 2017. Mais il sait aussi que le plus dur reste à venir. « Le premier objectif est d’avoir mon diplôme, dit Arnaud en regardant malicieusement sa maman, Joëlle. «C’est la condition sine qua non», souligne cette dernière, très attentive, au même titre que son époux, Christian, à ce que leurs graines de champions gardent bien la tête sur les épaules. « Tant qu’ils font les choses à fond, on continue à les pousser, sans pour autant leur mettre une pression inutile», rajoute la maman Bovy, dont la petite dernière, Juliette (13 ans) est aussi en pleine ascension. «B-2/6 l’an passé, je viens de monter B-15.2», précise la championne AFT U13, vainqueur du tournoi une étoile de Spa et demi-finaliste des Tennis Europe U16 de Bruxelles et Nivelles.

Vu ces derniers résultats, Juliette Bovy sera au mois de janvier dans le top 60 européen des -14 ans. Un ranking qui doit lui permettre de s’aligner sur des gros tournois européens. À commencer par le tournoi des Petits As, à Tarbes, la référence mondiale chez les jeunes, dont elle a fait son objectif numéro un pour la saison à venir.

 

En préparation à Abu Dhabi

Via la fondation «Hope and Spirit», Margaux, Arnaud et Juliette vont vivre, du 14 au 22 décembre, un stage pas comme les autres.

S’entraîner durant une semaine dans les installations dernier cri de la «Zayed Sport City Academy» est un véritable privilège qui va être donné à Margaux, Arnaud et Juliette.

Comme l’année passée, les trois Bovy ont ainsi été conviés, du 14 au 22 décembre, par «Hope and Spirit, la fondation chère à Daniel Meyers, pour un stage qui ne peut que leur être bénéfique. «Taper la balle avec Steve Darcis NDLR: membre de la fondation) est une expérience très enrichissante. Il faut profiter de chaque balle jouée avec lui. Steve a tellement à nous apprendre. Et comme en dehors du terrain il est aussi très sympa, on ne peut que s’entendre avec lui, sourit Arnaud. Il y aura aussi le Français Vincent Millot (NDLR: aujourd’hui 191e mondial, mais ex 135e) et le Bosnien Mirza Basic (NDLR: 140e mondial). C’est une chance unique, une superbe opportunité pour nous.»

Un beau cadeau de Noël avant l’heure pour les trois Bovy, qui passeront ensuite les fêtes de fin d’année en famille, avant de se replonger pleinement dans la nouvelle saison, qu’ils espèrent encore plus porteuse que la dernière.

 

 

Guillaume, l’autre Bovy

«J’ai bien essayé quand j’étais petit, mais je n’ai jamais accroché.»Au contraire de ses deux sœurs et de son frère, Guillaume Bovy, en 4e secondaire à Sainte-Véronique, ne joue pas au tennis. Mais ce n’est pas pour autant qu’il ne s’intéresse pas au milieu de la petite balle jaune. «J’aime bien l’aspect coaching. Quand j’ai accompagné Margaux une semaine en Géorgie, où elle est allée jusqu’en finale, j’ai par exemple adoré», avoue le jeune homme en jetant un regard complice à sa sœur aînée. «Guillaume n’y connaît rien au tennis, se marre Margaux, mais c’est aussi une bonne chose car il me permet de penser à autre chose. Guillaume sait très bien détendre l’atmosphère. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien s’il s’est improvisé masseur lors de ce fameux tournoi», rajoute avec beaucoup d’admiration pour son frère la 653e joueuse mondiale. «Le jour où l’un d’eux dispute un tournoi du Grand Chelem, je serai son premier supporter, fier comme jamais pour lui ou elle(s)», conclut Guillaume avec son sourire communicateur.