ROYAUME-UNI

Un «incident» vide Oxford street à Londres en plein Black Friday

L’artère la plus commerçante de Londres, Oxford street, s’est vidée brusquement vendredi après-midi en pleine journée de promotions du «Black Friday» à cause d’une fausse alerte survenue dans un contexte très tendu au Royaume-Uni après une vague d’attentats.

Après avoir traité dans un premier temps l’incident comme s’il s’agissait d’un acte de terrorisme, les forces de l’ordre ont indiqué un peu plus tard n’avoir trouvé «aucune trace de coups de feu, ni suspect, ni victime», et ont finalement déclaré qu’elles se retiraient des lieux.

L’incident «est terminé», a indiqué la police londonienne, une heure et demie après avoir reçu, à 16H38, des signalements de coups de feu tirés à Oxford Street et dans la station de métro Oxford Circus.

«La zone été fouillée rapidement et nous sommes en train de lever les cordons de sécurité», a-t-elle précisé sur Twitter. Les gens confinés dans les magasins ont alors commencé à quitter dans le calme les lieux où s’étaient rendus des policiers armés.

Les stations de métro d’Oxford Street et de Bond Street, qui avaient été fermées, ont rouvert et les trains y circulaiet à nouveau normalement en début de soirée, selon la police des transports britannique. Celle-ci a fait état d’une femme légèrement blessée en quittant Oxford Circus.

L’incident a d’abord provoqué un vent de panique dans cette artère commerçante de la capitale britannique, où le «Black Friday» avait attiré des milliers de personnes. Les boutiques situées un peu plus loin sur Oxford Street étaient elles restées ouvertes et les gens continuaient à faire leurs achats.

Dans un contexte tendu

Cet incident survient dans un contexte très tendu au Royaume-Uni, frappé par une vague d’attentats au cours des derniers mois.

Le 15 septembre, un engin artisanal mal réglé avait explosé dans le métro à la station de Parsons Green, faisant 30 blessés, une attaque revendiquée par le groupe djihadiste Etat islamique.

En juin, des assaillants à bord d’une camionnette avaient foncé contre des passants sur le London Bridge avant d’en poignarder plusieurs dans le quartier de Borough Market, faisant 8 morts.

En mai, un kamikaze s’était fait exploser avec une bombe artisanale à la sortie d’un concert d’Ariana Grande à Manchester, faisant 22 morts.

En mars à Londres, un assaillant avait utilisé un véhicule pour percuter des passants sur le pont de Westminster avant de poignarder un policier, faisant 5 morts.

Un autre attentat avait visé des fidèles près de la mosquée londonienne de Finsbury Park en juin, perpétré par un homme qui avait foncé contre la foule, faisant une dizaine de blessés.