FOOTBALL

Binot, sauveur du Stade waremmien?

Binot, sauveur du Stade waremmien?

Vincent Binot a déjà dispensé l’entraînement d’hier soir. Masson

Waremme avait besoin, pour assurer l’après-Caserini, d’un entraîneur avec option pompier de service. Vincent Binot est sorti du chapeau.

Lundi, après seulement quelques semaines de travail, Philippe Caserini a déjà quitté son poste d’entraîneur du Royal Stade waremmien. Apparemment, le courant n’est jamais vraiment passé entre le coach qui voulait notamment un adjoint pour travailler correctement et les dirigeants du club qui n’en voyaient pas l’utilité.

Du coup, en urgence, le comité a demandé au duo composé de Manu Christiaens et Simon Debroux, respectivement entraîneurs des espoirs et de l’équipe de P2, d’assurer l’intérim en attendant l’arrivée d’un nouveau leader pour l’équipe A.

Pourtant, durant la journée de jeudi, des bruits ont commencé à courir. Plus qu’un nouveau coach, qui risquerait de se casser les dents, lui aussi, avec un noyau qu’il ne connaît pas, les dirigeants ont fait appel à un vieux serviteur de la maison, un certain Vincent Binot. Oui, Vincent Binot, celui qui a démissionné de ce poste il y a environ deux mois de cela, et qui vient jouer au pompier de service!

«Non, ce n’est pas bizarre, car je ne suis pas parti en mauvais termes. J’ai accepté, car c’est mon club de cœur pour lequel j’ai joué en jeunes, chez les adultes et où j’ai déjà entraîné. Il y a tant de bonnes choses à Waremme, notamment une école des jeunes en plein essor. Je ne peux pas les abandonner. En plus, après deux mois durant lesquels j’ai pris un peu de recul, l’envie était bien présente.»

Jusque quand Vincent sera-t-il là? Trois semaines? Deux mois? «Maximum jusqu’en fin de saison. Après, j’arrête. Mais il ne faut pas agir dans la précipitation pour le choix du futur entraîneur. Il faut un peu de stabilité à cette équipe. Et puis, qui mieux que moi connaît le noyau actuel?»

Un noyau actuel jugé un peu tendre par Caserini. «D’agneaux, on n’en fera pas des loups, mais ils savent jouer au football. Ils vont cependant devoir faire face à leurs responsabilités, se regarder dans un miroir et se reconcentrer, car c’est ce même groupe qui terminera la saison.»

La tâche n’est-elle pas trop délicate? «Je ne pense pas, car beaucoup d’équipes se tiennent.»

Après, c’est une autre histoire, il faudra un nouvel entraîneur qui devra construire son propre noyau. «Il faut retrouver le calme afin qu’il vienne dans de bonnes conditions, pas quand il y a le feu. Je fais d’ailleurs partie de la cellule qui doit désigner une nouvelle personne. On va prendre le temps afin de faire le bon choix.»