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Mons: le patron du FIFA maintenu, la ministre de la culture saisie

Mons: le patron du FIFA maintenu, la ministre de la culture saisie

André Ceuterick, en prospection au Festival cinématographique de Carthage il y a 10 jours. Loin des accusations dont il fait aujourd'hui l'objet Belga

Les conseils d'administration du FIFA et du Plaza Art ont choisi de ne pas écarter André Ceuterick de son poste d'administrateur-délégué du festival et du cinéma montois. L'opposition montoise n'en restera pas là et saisira la ministre Alda Gréoli

La polémique autour d'André Ceuterick n'est pas close, loin de là. Hier soir, le cas de l'administrateur-délégué du Festival du Film d'Amour (FIFA) était au centre d'un CA extraordinaire de l'asbl Centre Educatif et Culturel Cinématographique Montois, qui gère le cinéma Plaza Art, également dirigé par André Ceuterick. 

A l'issue de ce CA où l'intéressé a pu se défendre, les administrateurs ont décidé de ne pas écarter l'administrateur-délégué de ses fonctions, estimant qu'il n'y avait pas assez d'éléments probants pour cela. Rappelons que les accusations de harcèlement sont pour le moment uniquement le fait de déclarations anonymes. 

Si André Ceuterick reste en place, le Conseil d'administration a néanmoins décidé de "mandater un organisme indépendant, en vue de réaliser une enquête psychosociale objective, qui permettra au Conseil d’Administration de faire la lumière sur les éventuels problèmes au sein de la structure."

Cette décision n'est pas du goût d'Ecolo et du MR, les deux plus importants groupes d'opposition au conseil communal montois, qui se disent " littéralement effarés par la légèreté des décisions des CA du Festival International du Film d'Amour (FIFA) et du Plaza Art au sujet de la gestion du personnel dans les deux institutions."

Pour les deux groupes, le maintien d'André Ceuterick "ne permettra pas une analyse sereine et une parole libérée" des travailleurs des structures concernées. MR et Ecolo vont donc saisir le conseil communal mais aussi la Ministre de la culture "afin qu'ils puissent se positionner de manière plus impartiale et transparente que n'ont pu le faire ces deux CA sur les mesures à prendre en matière d'audit et de gestion du personnel."