Risque d’obésité infantile: le poids des deux parents à prendre en compte

Risque d’obésité infantile: le poids des deux parents à prendre en compte

Les enfants nés de pères obèses seraient aussi plus susceptibles de souffrir d’obésité. RelaxNews

De nouvelles recherches montrent que le poids du père, comme celui de la mère, peut avoir un impact sur la santé de l’enfant. Des chercheurs de Singapour ont montré que les enfants nés de père obèse étaient aussi plus susceptibles de souffrir d’obésité.

Une équipe de scientifiques de l’A*STAR Singapore Institute for Clinical Sciences ont suivi 1 247 femmes enceintes pour voir comment différents facteurs de risques combinés pouvaient influencer le risque d’obésité des enfants à naître.

Il est déjà établi que la période entre la conception et le deuxième anniversaire de l’enfant est cruciale pour déterminer le risque d’obésité future du nourrisson, cependant les études précédentes qui avaient identifié plusieurs facteurs de risques les avaient pris en compte de façon isolée.

Pour cette nouvelle recherche, les scientifiques se sont intéressés à six de ces facteurs de risques: mère en surpoids/obèse (IMC égal ou supérieur à 25), père en surpoids/obèse, prise de poids excessive pendant la grossesse, glycémie élevée pendant la grossesse, allaitement pendant moins de quatre mois, et introduction de nourriture solide avant quatre mois.

En plus de suivre les femmes au cours de leur grossesse, les scientifiques ont aussi rencontré les enfants à l’âge de quatre ans pour prendre leurs mesures de poids, taille, établir leur indice de masse grasse et leur indice de masse corporelle.

Les chercheurs ont trouvé que plus les parents enregistraient des facteurs de risques, plus les enfants étaient susceptibles d’être en surpoids ou obèses. Ainsi, les enfants issus de familles enregistrant au moins quatre facteurs de risques étaient 11 fois plus susceptibles d’être en surpoids en comparaison avec les enfants issus de familles sans aucun facteur de risque.

Il ressort que le facteur de risque le plus fort était le poids des deux parents.

Le deuxième facteur de risque le plus important était l’importance de la prise de poids au cours de la grossesse, devant la durée d’allaitement maternel, l’introduction d’aliments autres que le lait dans l’alimentation du bébé et en dernier la glycémie maternelle.

«Si soit la mère soit le père était en surpoids, la contribution était la même, mais si les deux étaient en surpoids, la probabilité de surpoids de l’enfant doublait», a commenté l’auteur Izzuddin Bin Mohd Aris. Son équipe a précisé que bien qu’un père pouvait transmettre des facteurs génétiques ou épigénétiques qui influencent le risque d’obésité, le poids du père pouvait aussi être un indicateur de l’alimentation et de l’activité physique d’une famille».

«Le plus important est que tous ces facteurs de risque sont modifiables», a précisé le professeur Aris. «N’en cibler qu’un seul aura un impact limité, mais si nous arrivons à les cibler par paires alors nous devrions être capables de réduire encore plus les risques d’obésité.»