Tournai

VIDEO | Les jours du fil d'or sont comptés à Tournai

L’abandon pur et simple du fil d’or au centre-ville de Tournai pourrait être l’option exigée par la Ville si aucune solution durable ne se fait jour rapidement.Cela ne fait jamais que quatre ans que l'on cherche une solution au problème...

L’histoire du fil d’or - qui était censé guider les pas des visiteurs dans le centre historique de Tournai - commence à ressembler à une très mauvaise plaisanterie.

Les premiers signes de faiblesse de ce type d’aménagement sont apparus au début de l’année 2014 déjà. Il s’est avéré que les bandes de laiton posées au milieu des voiries des zones de rencontres entourant le Quartier cathédral ne restaient pas en place. D’aucuns ont prétendu, à l’époque, que si les points d’ancrage sautaient, c’était en raison d’une rotation trop importante du charroi automobile sur des voies qui n’avaient pas été conçues pour cela. Force est cependant de constater que certaines portions du fil d’or ne sont guère plus résistantes là où les voitures roulent peu, voire pas du tout. D’autant que certaines portions ont vraisemblablement étaient également les proies de vandales ou de voleurs.

Quelques mois plus tard, les promoteurs de ce projet disaient avoir trouvé une solution miracle qui consistait à coller les bandes de laiton au moyen d’une colle spéciale. L’expérience n’a pas été concluante et l’on se retrouve aujourd’hui dans une situation similaire, voire pire, à celle de mars 2014, avec un fil d’or qui n’existe plus qu’en lambeaux.

En octobre dernier, une (nouvelle) réunion a mis en présence un avocat désigné par la Ville, l’auteur de projet (le bureau d’architecture parisien Anma), le sous-traitant de ce dernier (le bureau d’études Greish) et la société Galère chargée des travaux. Au cours de cette rencontre, la Ville a très clairement exigé que les travaux de réparation du fil d’or soient désormais pérennes et que si cela ne pouvait pas être le cas, il faudrait alors tout aussi sérieusement étudier les solutions impliquant l’abandon pur et simple de cet aménagement.

Ce qui pourrait bien ressembler à une réunion de l’ultime chance de sauver le fil d’or est… d’ores et déjà programmée pour la fin de ce mois de novembre. Après tout, cela ne fera bientôt que quatre ans que des spécialistes se penchent sur cette question sans pouvoir y apporter, jusqu’à présent, de réponse satisfaisante.

Jamais l’adage attribué à un certain Charles de Gaule n’aura trouvé autant de sens que dans le cadre de l’histoire de ce fameux fil d’or : « des chercheurs qui cherchent, on en trouve ; mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche… »
Manifestement, on cherche toujours celui qui garantira la pérennité du fil d’or…