BELGIQUE

La police anversoise reconnaît avoir eu contact avec Bruxelles au sujet de l’action kurde fin octobre

La police anversoise reconnaît avoir eu contact avec Bruxelles au sujet de l’action kurde fin octobre

Bart De Wever avait pourtant personnellement déclaré dimanche ne pas avoir été au courant d’un tel avertissement en provenance de la capitale. BELGA

La police locale anversoise a bien eu un contact téléphonique avec son homologue bruxelloise au sujet de la manifestation kurde qui a dégénéré en importantes émeutes dans la ville portuaire.

C’est ce qu’a confirmé ce lundi le bourgmestre local Bart De Wever (N-VA) via son porte-parole. Le maïeur anversois avait pourtant personnellement déclaré dimanche ne pas avoir été au courant d’un tel avertissement en provenance de la capitale.

Le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close (PS) avait expliqué dimanche avoir interdit une manifestation kurde sur son territoire car des problèmes potentiels auraient pu survenir et en avoir averti les autorités anversoises. Les Kurdes avaient en effet décidé d’organiser malgré tout une action. «Il y a apparemment bien eu un contact téléphonique à ce sujet entre les zones de police», précise Bart De Wever via son porte-parole. «Nous avons d’ailleurs pour habitude à Anvers de permettre la liberté d’expression et de manifestation autant que possible à condition que de bons accords soient conclus. Les événements qui sont interdits peuvent se compter sur les doigts d’une main.»

Le bourgmestre explique que des accords clairs avaient été conclus avec les organisateurs de la manifestation. Celle-ci devait ainsi rester statique. Il n’était dès lors pas prévu qu’un bus de propagande circule dans un quartier de la ville à forte densité turque, souligne Bart De Wever.