COP23: des promesses insatisfaisantes, selon Écolo

Malgré certaines avancées, les coprésidents d’Écolo déplorent un engagement insatisfaisant. BELGA

«Les promesses actuelles de la plupart des pays européens, dont celles de la Belgique, sont restées insatisfaisantes», a réagi Écolo samedi matin par voie de communiqué, à l’issue de la conférence climat de l’Onu à Bonn (Allemagne).

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«Une insatisfaction également sur le front des soutiens financiers vers les pays les plus pauvres et les plus fragilisés par les changements climatiques pour les aider à se reconstruire», ont souligné les coprésidents du parti, Zakia Khattabi et Patrick Dupriez.

«On a pu penser un moment que les catastrophes naturelles vécues en 2017 aux quatre coins de la planète, des ouragans dans les Caraïbes aux inondations dans le Sud Est asiatique en passant par des sécheresses en Afrique, allaient au moins avoir le ‘mérite’de pousser les responsables politiques présents à Bonn lors de la Conférence climatique internationale (COP23) à s’engager de manière ambitieuse pour concrétiser l’Accord de Paris conclu il y a deux ans», glisse Écolo.

Or, malgré la mise en place d’un dialogue durant un an («Talanoa dialogue») afin d’éviter d’aller vers un réchauffement catastrophique de 3 degrés, le parti écologiste regrette l’engagement «insatisfaisant» de la plupart des pays européens, dont la Belgique.

Manque de soutien aux pays les plus pauvres

Il déplore en outre le manque de soutiens financiers vers les pays les plus pauvres. «A cet égard, regrettons que notre gouvernement fédéral […] refuse toujours un financement climatique additionnel au budget de la coopération au développement.»

Les Verts saluent toutefois certaines avancées en matière de politique du genre, des peuples indigènes, d’agriculture ou encore l’alliance de plusieurs pays qui s’engagent dans des plans de sortie du charbon et des énergies fossiles.

Ils applaudissent également le fait que plusieurs villes, États et secteurs économiques américains ont réaffirmé leurs ambitions en matière de politiques climatiques, prenant ainsi le contre-pied de leur président, Donald Trump.

«Il faut aujourd’hui espérer voir l’Europe récupérer un leadership perdu ces dernières années en matière de politique climat et s’accorder unanimement sur des engagements ambitieux pour la Conférence de 2018 en Pologne à Katovice. Dans le cas contraire, nous ne pourrons l’an prochain que faire l’amer constat qu’une année supplémentaire vient de s’écouler dans la mauvaise direction», concluent Zakia Khattabi et Patrick Dupriez.