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Messmer se produira à Marche-en-Famenne: le bourgmestre de Colfontaine se sent lésé

Messmer se produira à Marche-en-Famenne: le bourgmestre de Colfontaine se sent lésé

Reporters/Andia

Après l’annulation forcée du spectacle de l’hypnotiseur québécois Messmer dans sa commune sur injonction du procureur du Roi de Mons, le bourgmestre de Colfontaine, Luciano D’Antonio, se sent lésé en apprenant que Messmer se produira à Marche-en-Famenne le 8 décembre prochain.

Messmer n’a pas pu se produire mercredi à l’Escape Magnum de Colfontaine après une injonction du procureur du Roi de Mons fondée sur la loi du 30 mai 1892 sur l’hypnose.

Les quelque 1.500 personnes qui avaient acheté leur billet pour ce spectacle d’hypnose, qui avait eu pourtant bien eu lieu en 2016 à l’Espace Magnum de Colfontaine, ont été invitées à demander le remboursement de leurs billets.

Informé jeudi de la tenue du spectacle de Messmer, le 8 décembre prochain, à Marche-en-Famenne, le bourgmestre de Colfontaine a réagi avec virulence: «Si ce spectacle a bien lieu à Marche-en-Famenne au début décembre, nous ne pouvons que nous sentir lésés et dindons de la farce», a indiqué Luciano D’Antonio à l’agence Belga. «J’apprends aussi que le spectacle devrait avoir lieu à Bruxelles le 10 décembre. Il y a donc deux poids, deux mesures», regrette-t-il.

«J’ai reçu le courrier du procureur du Roi de Mons et j’ai immédiatement pris les mesures nécessaires pour ne pas commettre une infraction qui est notamment assortie d’une peine de prison pouvant aller d’une semaine à 3 mois de prison. Le spectacle a donc été tout bonnement annulé en sachant que, préalablement, le chef de la zone de police m’avait averti que la salle serait évacuée en cas de tenue du spectacle», rappelle le bourgmestre.

«Je ne peux toutefois accepter que la loi existe pour certains et pas pour d’autres. Notre salle de spectacle a subi une grosse perte sèche à la suite de l’annulation de ce spectacle, qui était le dernier de l’année. De plus, l’image de la commune en a pris un coup», conclut Luciano D’Antonio.