FOOTBALL

«Un risque d’attentat» lors de Belgique-Japon

 Un risque d’attentat a plané à Bruges avant le début de la rencontre.
Un risque d’attentat a plané à Bruges avant le début de la rencontre.-Belga

La police brugeoise a fait savoir que le match amical de ce mardi soir, entre la Belgique-Japon, avait fait l’objet d’une menace «sérieuse» d’attentat.

C’est la police de Bruges qui l’a communiqué officiellement hier soir: «un risque d’attentat» a plané pendant plusieurs heures au-dessus de Belgique-Japon.

Dans un communiqué, la police brugeoise a expliqué que son homologue de Bruxelles l’avait contactée à 17h30 (soit plus de trois heures avant le coup d’envoi) et l’avait alertée qu’elle soupçonnait «un risque d’attentat» lors du match de ce mardi soir. La police flandrienne a alors demandé à L’OCAM (L’Organe de coordination pour l’analyse de la menace) de se pencher sur cette information.

«L’Union belge a été avertie par les autorités d’un risque «sévère» d’attentat vers 17h30, avant le match contre le Japon, confirme Stefan Van Loock, le responsable presse des Diables rouges. Directement, nous avons décidé de ne prendre aucun risque et de suivre les recommandations des autorités compétentes. Pendant un moment, on a donc songé à ne pas jouer le match. Ce n’est que dans le courant de la soirée que nous avons appris que la menace était bel et bien passée.»

En effet, la réponse, rassurante (!), de l’OCAM est finalement parvenue aux autorités alors que le match des Diables était déjà entamé. La police de Bruges, dirigée par le bourgmestre local avait estimé que le public n’était pas en danger. Malgré tout, les fouilles ont été intensifiées aux entrées du stade : «C’est ce qui explique que pas mal de spectateurs soient arrivés en retard dans les tribunes, assure Stefan Van Loock. Les contrôles étaient assez sévères et stricts.» Mais pas du côté des médias, en tout cas, puisque ni nous, ni aucun de nos collègues questionnés à ce sujet n’a dû passer un contrôle du genre avant de pénétrer dans le stade.

«Durant le match, nous avons opté pour un dispositif de discrétion afin de ne pas inquiéter les gens inutilement, poursuit Stefan Van Loock. Et d’ajouter qu’un «téléphone intercepté par la police serait à la base de cette menace».