TOURNAI

Le Tournai d’avant: l’armistice avant, fervent, reconnaissant

Que représente encore le 11 novembre pour un grand nombre de Belges? Pas de sondage, il suffit d’un simple coup d’œil ouvert ce samedi sur les façades de la ville: les drapeaux se comptent sur les doigts d’une seule main.

Aurions-nous la mémoire courte? Aurions-nous classé dans les ombres de l’histoire ces deux conflits si meurtriers? Pas vraiment, c’est l’œuvre logique, implacable du temps.

Après la signature de l’armistice en 1918, le retour des combattants rescapés des horreurs de la guerre, des prisonniers survivants des camps, ce retour s’est accompagné pour ces vivants d’une immense reconnaissance qui s’est transmise en cette époque où beaucoup de personnes sont chrétiennes, par des louanges à Dieu lors des messes solennelles; le 8 mai 1945 a renouvelé cette gratitude, il y avait moins de morts au combat, plus dans la résistance, dans les camps de concentration et/ou de la mort. Toute la ville, et il en est de même dans le moindre bourg, se retrouve devant l’autel. Les clichés joints, tirés des collections de l’AIT, datent de vers 1950 et sont illustratifs; la cathédrale est bondée, les autorités, anciens combattants, résistants et déportés dans le chœur, le public dans la nef

Et puis? Les guerres et leurs souffrances s’éloignent au fil de la disparition des survivants; les cérémonies s’étiolent, perdent de leur intensité émotive. Même si, et sans doute les événements vécus ailleurs dans le monde n’y sont pas étrangers, un certain regain du souvenir se fait jour, chez les jeunes notamment.

L’an prochain, le centième anniversaire du 11 novembre déroulera ses fastes, ses fleurs et ses hymnes; et après?

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