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Stromae sur sa santé mentale: «Sans mon frère, je me serais suicidé»

La santé de l’artiste belge avait inquiété beaucoup de fans. S’il était discret sur ce sujet jusqu’à présent, il explique aujourd’hui les causes de ces maux et leur gravité.

Ses confessions auprès de Libération en octobre avaient fait grand bruit: «Je perds la boule complètement, c’est vraiment pas chouette», avait-il partagé dans un entretien. Mais les racines de ce mal-être sont bien plus profondes qu’on pourrait le croire. Le début de ce chemin de croix remonte à sa tournée africaine, lors de l’été 2015. Rapatrié d’urgence, il avait annulé son concert à Kinshasa du 12 juin, et suspendu sa tournée jusqu’en août. Le chanteur souffrait d’une réaction à un traitement préventif contre le paludisme. Depuis, cette réaction a hanté le chanteur qui ne s’en est jamais vraiment remis. Ce parcours du combattant est reconstitué dans le documentaire «Investigatiôns» que diffusera France Ô le 29 novembre. L’extrait ci-dessus (s'il ne s'affiche pas, cliquez ici) a été dévoilé par le site purepeople.

«J’ai subi des effets secondaires du Lariam. Ça m’est arrivé en juin 2015», se rappelle-t-il. «C’était dans le cadre de ma tournée en Afrique. J’étais stressé, j’étais épuisé. Tout prédisposé à péter un plomb, ça c’était sûr, mais l’accélérateur c’était le Lariam. Pendant les concerts, je ne m’en rendais pas compte, on n’a pas le recul. C’est de la paranoïa, c’est plein de trucs.»

Tous ces «trucs», heureusement, ont été remarqués à temps par un de ses frères, qui a eu le «déclic» salvateur: «Il s’est rendu compte qu’il y avait un truc qui allait pas. Et je pense que s’il n’avait pas été là, je me serais sans doute suicidé cette nuit-là. Ça, c’est sûr. Je pèse bien mes mots quand je vous dis ça. S’il n’avait pas été là, je ne pense pas que je pourrais vous parler aujourd’hui.»

Depuis, Stromae porte toujours les séquelles du Lariam, qui lui vaut des crises d’angoisses et des retours dans les services d’urgence. Au magazine Marianne, il avait déclaré en septembre: «Aujourd’hui, je suis encore sensible aux crises d’angoisse. Il m’est déjà arrivé de devoir retourner d’urgence à l’hôpital. J’ai peu de regrets dans ma vie, mais, si je pouvais revenir en arrière et éviter de prendre du Lariam, je le ferais sans hésiter.»

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