FOOTBALL

Paradise Papers: «Betway», sponsor embarrassant de l’Union Belge et d’Anderlecht

 Le porte-parole d’Anderlecht précise que le Sporting a pris en compte la licence officielle accordée à Betway par la Commission des jeux de hasard, «et rien d’autre».
Le porte-parole d’Anderlecht précise que le Sporting a pris en compte la licence officielle accordée à Betway par la Commission des jeux de hasard, «et rien d’autre».-Photo News

Après Lewis Hamilton, ce sont les clubs ou fédération de football qui se retrouvent propulsés à l’avant de l’affaire via un de leurs sponsors. Betway, un site de jeux et paris en ligne, est pointé du doigt. C’est un des sponsors d’Anderlecht notamment.

L’Union Belge de football (URBSFA) et le RSC Anderlecht dont un des sponsors est Betway, un site de jeux et paris en ligne épinglé par Le Soir et De Tijd, qui le soupçonnent entre autres de liens indirects avec la mafia et de blanchiment d’argent grâce à une filiale aux Iles Vierges britanniques, un paradis fiscal, s’en remettent aux instances officielles qui ont jusqu’à présent autorisé les activités du groupe en Belgique.

«Betway a reçu une licence officielle de paris sportifs par l’intermédiaire de la Commission des jeux de hasard, et il ne nous appartient pas de remettre en question sa fiabilité», soulignent ainsi de concert l’Union Belge et la Pro Ligue, qui organisent conjointement la Coupe de Belgique, sponsorisée par Betway.

«Il ne nous revient pas d’examiner ou de remettre en cause la présence de Betway sur le marché belge dans le secteur des jeux», ajoute le porte-parole de l’URBSFA Pierre Cornez, contacté par l’agence belga. «Ce sont les instances qui accordent ou non le droit à cette société visiblement considérée comme légale, de développer ses activités en Belgique».

Même son de cloche à Anderlecht, pas au courant des rouages et montages apparemment destinés à échapper au fisc. Interrogé à ce sujet par De Tijd, le porte-parole David Steegen précise que le Sporting a pris en compte la licence officielle accordée à Betway par la Commission des jeux de hasard, «et rien d’autre».

Cette société est autorisée à fonctionner sur le marché belge, et Anderlecht ne voit donc aucune raison de ne pas accepter d’y être associé via son sponsoring.

«On est au courant de cette affaire de siège», admet Steegen, «mais elle ne nous concerne pas. Notre partenaire, c’est le bookmaker qui prend des paris en toute légalité dans notre pays, sur un site qui ne fait l’objet d’aucun interdit. A partir de là on juge que cette société à les références requises pour un partenariat avec Anderlecht…»