COUVIN

Simon Sias, soupçonné de tentative de meurtre

 Simon Sias sous les couleurs de Couvin-Mariembourg, en septembre dernier.
Simon Sias sous les couleurs de Couvin-Mariembourg, en septembre dernier.-ÉdA – Christophe Béka

Le footballeur fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen. Il est soupçonné de multiples braquages aux Pays-Bas.

Simon Sias est un nom bien connu du football namurois. L’homme s’est distingué sur les terrains, avec l’UR Namur notamment. Un club dont le directeur sportif n’est autre que son père, Salvatore. Depuis cette année, il évolue dans les rangs de Couvin-Mariembourg.

Ce n’est pourtant pas pour ses capacités à manier le ballon rond qu’il figure aujourd’hui dans l’actualité… mais bien pour une question de balles perdues. Il est suspecté de tentative de meurtre sur des policiers, aux Pays-Bas. Le footballeur aurait tiré sur les forces de l’ordre à la suite d’un hold-up manqué dans une usine de recyclage de Moerdijk, précise la DH. Les faits se seraient déroulés le 19 octobre 2010 sur la nationale A58.

Toujours selon le quotidien, Simon Sias serait également impliqué dans une attaque violente commise le 4 avril 2011 sur le site de Secucash, à Rotterdam. On évoque l’usage d’explosifs, de fusils d’assaut et de voitures particulièrement puissantes. Même histoire, même modus operandi, sur le site G4S de Nieuwegein, un an plus tard.

Acquitté en 2016

En 2013, Simon Sias avait déjà connu des démêlés judiciaires. C’était au Luxembourg… pour une histoire de braquage. Il a toujours nié avoir trempé dans l’assaut d’un transporteur de fonds et fait l’usage d’armes de guerre. Il a été acquitté en 2016.

Ce samedi soir, Couvin-Mariembourg recevait Uccle en D3 amateurs… Simon Sias figurait sur la feuille de match, mais la rumeur annonçait son arrestation. Le joueur carolo, qui s’était entraîné mardi et jeudi s’est bel et bien présenté et a été aligné, contribuant à la victoire de Couvin-Mariembourg (voir la p 14 du cahier sportif). À ses proches et aux dirigeants du club, il a dit être complètement innocent. Mais c’est la justice néerlandaise qu’il devra finalement convaincre, quand du moins la police aura pris la peine d’exécuter le mandat européen qui a été délivré à son encontre.

Suivez notre page L'Avenir Namur sur Facebook