COMMENTAIRE

Loizeau a atterri au FC Aigle

-EdA

Chaque vendredi, Daniel Jonette, chef des sports de l'Avenir Luxembourg, commente l'actualité sportive.

Sympa de retrouver récemment cette vieille connaissance d’Harlem Gnohere sur SFR Sport. Invité de l’émission «Le vestiaire», l’ancien Virtonais, qui secoue désormais les filets au Steaua Bucarest, s’est livré à quelques confidences auprès de Manu Petit et Franck Lebœuf. 

On y apprend notamment qu’un de ses entraîneurs (qui n’est pas Franck Defays, précisons-le) portait des strings. Ou que celui qu’il considère comme son ex-équipier le plus fort est Thomas Meunier. Certes, le Franco-Ivoirien prend quelque liberté par rapport à l’histoire lorsqu’il affirme par exemple que Meunier est parti à Bruges après avoir été six mois titulaire à Virton (un an et demi en fait), mais l’interview vaut le détour. Et éveillera sans doute un sentiment de nostalgie chez les Virtonais. Lesquels doivent rêver, par ces temps de vaches maigres sur le plan financier, de connaître à nouveau quelques épisodes du même genre, utiles pour remplir les caisses et renforcer le statut qu’a acquis l’Excelsior au fil des dernières décennies. D’Émond à Meunier, en passant par Belhocine, Werner, Koita ou, avant eux, Gomez, Martine et Iovino, le club gaumais a enchaîné les bonnes affaires et permis à plusieurs joueurs de lancer ou relancer une carrière qui prenait une tournure moins alléchante. Mais si la pelouse du stade Yvan Georges a régulièrement fait office de tremplin, force est de constater que quelques-uns ont plutôt rebondi de travers. Arrivés plein d’ambitions au Faubourg d’Arival, visant la D1 voire des destinées plus illustres encore, ils ont rapidement déchanté. En fouillant un peu sur internet, on retrouve par exemple la trace de Rudi Saintini à Côte Bleue, un club français de division d’honneur régionale. Jacques Williams, éphémère renfort en 2005, évolue désormais à Al-Khaima dans les Émirats. Arrivés ensemble la saison suivante, Neny Bihombele et Didier Yoroba ont disparu de la circulation après leurs passages en CFA 2, dans des clubs aux noms aussi ronflants que Sainte-Geneviève et US Pont de l’Arche. Selim Kaabi, écarté après quelques mois seulement à Virton, goûte désormais aux joies du foot singapourien après des passages à Al-Shabab (Koweit) et Kamongan (Indonésie). Son compère de l’époque Mehdi Tagawa apparaît, lui, dans une vidéo de 2014, jouant au futsal dans un complexe obscur et arborant une barbe que n’auraient pas reniée les membres de ZZ Top. Wilfrid Loizeau, international guadeloupéen venu en 2008 à Virton, a atterri, ça ne s’invente pas, au FC Aigle (Suisse), tout comme Daniel Gbaguidi d’ailleurs. Quant à Billel Abdelkadous, qui comme Gbaguidi, était passé de Bleid à Virton – où il a laissé le souvenir d’un des remplacements les plus expéditifs de l’histoire du club – il joue, lui, en D1… jordanienne. À Shabab Al-Ordon Al-Qadisiya. Enfin, certains se souviennent sans doute de Shiva Star N’Zigou, cet ex-Nantais passé par Virton en 2008-09, dont le principal fait d’armes aura été une apparition face au Bayern en Champions League. La suite de son parcours fait état d’un passage au FC Missile, club de l’élite gabonaise. Au même moment qu’un certain Luc Eymael d’ailleurs. Depuis lors, Shiva Star s’est reconverti en tant que disc-jockey, sous le pseudonyme de DJ Nzishista. Luc Eymael, lui aussi spécialisé dans le maniement des platines, lui a peut-être bien transmis sa passion.