CYCLISME

VIDÉO | Fabian Cancellara accusé de dopage mécanique par un ancien pro

 Fabian Cancellara, sur Paris-Roubaix en 2010.
Fabian Cancellara, sur Paris-Roubaix en 2010.-EPA

Un ancien pro passé dans les rangs de l’équipe Garmin sort cette semaine un livre dans lequel il accuse notamment Fabian Cancellara d’avoir eu recours au dopage mécanique. Une accusation, toutefois, qui manque de preuves…

Après le recours aux produits dopants, le dopage mécanique est devenu le nouvel objet de chasse aux sorcières au sein du peloton. Alors, quand un coureur ancien pro accuse un ancien champion d’y avoir eu recours, cela crée des remous.

VIDÉO | Fabian Cancellara accusé de dopage mécanique par un ancien pro Phil Gaimon, sous l’uniforme de Garmin-Sharp, en 2014.-D.R. Car, il faut bien l’avouer, qui se souvient de Phillip «Phil» Gaimon, ce coureur américain passé pro chez Garmin et aujourd’hui à la retraite à l’âge de 31 ans seulement?

Connu d’avantage pour sa quête du meilleur cookie des États-Unis (! ) que pour ses quelques victoires sur le circuit continental (une étape du Tour de San Luis en 2014 et la Redlands Bicycle Race en 2012 et 2015), Gaimon accuse aujourd’hui le double champion olympique du contre-la-montre et quadruple champion du monde de tricherie technologique dans un ouvrage intitulé «Draft Animals: Living The Pro Cycling Dream (Once In A While)», autobiographie qu’il vient de publier aux Éditions Penguin Random House.

«Je n’y croyais pas jusqu’à ce que j’entende ses anciens coéquipiers parler de certaines courses où il avait son propre mécanicien», raconte-t-il dans cet ouvrage autobiographique. «Son vélo était rangé et bien gardé à l’écart de tous les autres. Quand on regarde les images, ses accélérations ne sont pas du tout naturelles, comme s’il avait du mal à rester sur les pédales. Il avait probablement un moteur et personne ne parvenait dès lors à le suivre. J’ai d’ailleurs entendu parler de dopage mécanique et je ne vais pas donner de noms mais dans le cyclisme pro, où le sujet est assez peu évoqué, on dit quand même que oui, Cancellara avait probablement un moteur à certains moments.»

Décidément un an après sa retraite, Fabian «Spartacus» Cancellara ne parvient toujours pas à convaincre le peloton de l’authenticité de certains de ses exploits, en particulier son doublé Tour des Flandres – Paris-Roubaix de 2010, mais aussi le Milan-Sanremo de 2008 évoqué par Gaimon. «Il allait beaucoup plus vite que tout le monde. Même ceux dont on sait depuis qu’ils étaient dopés, ne pouvaient soutenir sa cadence infernale…»

Cancellara, pour sa part, a toujours fermement démenti ces allégations.