Tournai

VIDEOS | De Tournai à Incheon: impressions coréennes d'une artiste tournaisienne

Avec la Cie Circo A La Maleta, Laureline Dubois, de Tournai, et son mari Andelo Burgos (Santiago du Chili), découvrent les charmes de la vie sud-coréenne.Témoignage.

« Angelo Burgos et Laureline Dubois se sont rencontrés à Bruxelles en 2010 grâce à la magie du cirque. Surprenante rencontre étant donné qu’ils ont grandi dans deux lieux opposés sur le planisphère. Laureline du nord de l’Europe (Tournai) et Angelo d’Amérique du sud (Santiago du Chili). Tous deux passionnés de jonglerie, ils commencèrent à se séduire par des séances de passing… jusqu’en 2012, année à laquelle ils partirent au Chili créer leur premier spectacle « rebondissant ».

++ C'est ce que l'on peut lire sur le site internet de la Cie A La Maleta, à découvrir en cliquant ici ++

C’est, en résumé, le début de l’aventure de ces deux artistes globe-trotters qui comptabilisent désormais pas mal de Km et de pays à leur compteur. Entretemps, Laureline - qui a fréquenté Mömes circus à Tournai quand elle était petite - a terminé un master au sein de la très renommée École Supérieur des Arts du Cirque, à Bruxelles. (ESAC). Des Pays-Bas en Croatie, en passant par (ou en consentant un détour via...) la Belgique, la Suisse, l’Italie, l’Allemagne, la Macédoine, ils ont posé leurs quilles - où les ont plutôt fait virevolter - dans la plupart des festivals qui animent la belle saison dans ces différentes régions d’Europe. Depuis quelque temps, ils se sont envolés pour un autre continent qu’ils avaient déjà eu l’occasion d’apprécier par le biais d’un plus court périple en Malaisie, en Thaïlande et au Vietnam.

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À Incheon
Ces dernières semaines, c’est pour la Coré du Sud qu’ils ont bouclé leurs bagages. « La maleta » signifiant valise en espagnol…
Leur périple a débuté à Incheon où ils étaient attendus pour participer au « Clownmime festival » organisé par le Dolce Theater, un théâtre familial fort populaire tenu par Mme Park, dans cette ville située à environ une heure de train de Séoul. Une douzaine d’artistes venus d’Argentine, d’Espagne, du Chili, de Grèce, de Corée et… de Belgique, participaient à cette manifestation pour laquelle Circo A La Maleta connut un certain succès. Depuis, Laureline et Angelo se sont produits dans différentes régions du pays et se sont envolés depuis peu pour un périple à Taiwan. À l’écoute et respectueux
Au-delà des aspects artistiques de leur démarche, c’est aussi et surtout une formidable expérience humaine qu’ils vivent au quotidien. Cela, dans un pays où tout est très différent de chez nous. À commencer par la langue ; les Coréens parlant relativement peu l’anglais même s’ils l’apprennent à l’école.
« Dans un restaurant, s’il n’y a pas de photos sur le menu, c’est difficile de savoir ce que l’on va avoir dans son assiette », explique Laureline qui eut la surprise de recevoir une soupe de glace quand elle pensait pouvoir entamer un plat chaud, « mais avec des dessins, on peut souvent se faire comprendre… »
Des contacts entretenus avec les Coréens du Sud, le couple garde l’image de personnes très à l’écoute des autres, dans une société qui semble également fortement hiérarchisée où les personnes âgées imposent un fort sentiment de respect que l’on ne connaît plus guère chez nous. Ils retiennent également l’image de personnes qui vous accordent facilement leur confiance. « Et qui semblent très respectueuses des lois en vigueur… Ici, les vols sont quasi inexistants. On peut oublier son ordi dans le métro, on le retrouvera à la même place… » Quant au rapport avec le voisin du Nord, « On n’en parle très peu… Les Coréens (du sud) savent qu’ils vivent en quelque sorte dans une situation de guerre qui n’a jamais été entièrement clôturée mais cela ne semble pas vraiment les tracasser. Ils se sentent redevables envers les Américains, cela se ressent aussi sur place. »