LIÈGE

Il y a déjà cinq ans que le Cadran a ouvert ses portes: «C’est un lieu très sexué»

-© Axel pics

Le Cadran, club situé dans le sous-sol liégeois, était inauguré en décembre 2012. Cinq ans plus tard, un fameux chemin a été parcouru, même si l’ADN des lieux est resté intact. Rencontre avec le patron du Cadran, Samuel Hertay.

Il y a une dizaine d’années, les Liégeois qui s’aventuraient dans l’ancienne galerie de la gare du Palais, camouflée sous la rue de Bruxelles, découvraient un endroit miteux, pas franchement rassurant. Ce souvenir est bien lointain aujourd’hui.

Le 12/12/12 à 12 h 12, le Cadran ouvrait ses portes. Voilà déjà presque un lustre donc que le club, pouvant accueillir un millier de personnes, s’est inscrit dans la liste des incontournables de la Cité ardente.

Dès le commencement, l’équipe à la tête du Cadran affirmait sa volonté de développer deux activités: une partie plus culturelle, une autre plus corporate, consacrée aux incentives et événements privés. «En gros, deux tiers de notre activité sont consacrés au B2C (les soirées publiques) et un tiers au B2B (les événements privés)», précise Samuel Hertay, l’administrateur délégué, arrivé dans l’équipe quelques mois après l’ouverture.

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J’ai l’habitude de dire que le Cadran est un lieu très sexué

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Ne serait-ce que par la nature des lieux, une ancienne galerie de gare souterraine, le Cadran est doté d’une identité très forte. «Il n’y a pas d’autres lieux comme celui-ci. Même les plus grands artistes passés par le Cadran le disent. J’ai l’habitude de dire que le Cadran est un lieu très sexué», profondément marqué par ses spécificités.

Il y a déjà cinq ans que le Cadran a ouvert ses portes: «C’est un lieu très sexué» Samuel Hertay-ÉdA Hermann «Le Cadran est un club situé en sous-sol, qui n’a pas d’équivalent. Évidemment, au niveau logistique, ce n’est pas une facilité. Mais l’endroit est particulier, il n’y a pas de nuisances sonores, on est au centre-ville, près des hôtels, des restaurants, des transports en commun», rappelle Samuel Hertay.

«Un festival d’hiver»

«En fait, vu l’ambiance et le public, je compare le Cadran à un festival d’hiver. L’accueil est très liégeois. D’ailleurs, la boisson la plus consommée chez nous est la bière, plus que le champagne ou les bouteilles d’alcool. Cela en dit beaucoup sur le public et sur l’ambiance», poursuit l’administrateur délégué.

L’équipe à la tête du Cadran diversifie aujourd’hui ses activités. La gestion des lieux constitue déjà une belle occupation, mais la diversification permet de développer et de pérenniser l’activité, dans un contexte économique difficle.

Les activités se diversifient

C’est dans cette optique qu’a été fondée la société Hors-Kadre, qui chapeaute le Cadran, mais aussi l’agence événementielle et de communication Swim. «C’est par exemple nous qui nous occupons des événements qui se déroulent au B19», le centre d’affaires installé dans le Bocholtz, hôtel situé à quelques encablures du Cadran et propriété de l’homme d’affaires François Fornieri.

Nous réalisons également de la consultance et des missions, notamment sur des festivals. Il peut par exemple s’agir de gérer la zone VIP d’un événement.» L’expérience du Cadran, selon Samuel Hertay, permet aujourd’hui à l’équipe de bénéficier d’un savoir-faire en matière de clubbing et d’organisation d’événements. Il y a déjà cinq ans que le Cadran a ouvert ses portes: «C’est un lieu très sexué» -© Axel pics

Dans le même temps, Samuel Hertay l’affirme, le Cadran a plus que jamais la volonté de défendre un projet qualitatif sur le plan culturel. «Le Cadran est un club, pas une boîte de nuit. Cette plus-value qualitative est notamment garantie par la présence dans l’équipe de Mathieu Fonsny», par ailleurs programmateur du festival de Dour aux côtés d’Alex Stevens.

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Nous faisons aujourd’hui partie du routing de ces grands noms de la musique électronique.

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«Impossible de tous les mentionner. Mais des gens comme Carl Cox, Mr Oizo, 2 Many DJ’s et tant d’autres sont venus. Nous faisons aujourd’hui partie du routing de ces grands noms de la musique électronique. Ils connaissent le Cadran, apprécient l’originalité des lieux, l’accueil très liégeois, etc.»

Rappelons aussi que le Cadran peut capitaliser sur une série de soirées concepts qu’il a inventées et qui fonctionnent sur la durée. Parmi les réussites, on retrouve évidemment les fameuses God Save the 90’s et autre Bug de l’An 2000. Il y a déjà cinq ans que le Cadran a ouvert ses portes: «C’est un lieu très sexué» -© Axel pics

Les activités clubbing et corporate, pour Samuel Hertay, participent aussi au redéploiement de Liège en tant que métropole. «Le public vient de plus en plus loin; Flandre, Pays-Bas, France, Allemagne, etc. Il ne faut pas oublier le rayonnement économique direct, sur les restos, les hôtels, etc. Cela vaut ce que ça vaut, mais j’estime à deux millions d’euros de chiffre d’affaires les retombées économiques engendrées par le Cadran à Liège», évalue Samuel Hertay.

Bien ancré dans le centre de Liège, le Cadran célébrera donc ses cinq ans d’existence en cette fin d’année, avec plusieurs événements à confirmer. Le premier sera le retour des Français de Salut c’est cool, le vendredi 8 décembre.

www.lecadran.be

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