Quevaucamps

VIDEO | Fabriquer une lum'rotte pour Halloween avec Marcel

À l’aube de ses 80 printemps, Marcel Verpoort, de Quevaucamps, se plaît à retrouver les gestes de son enfance, transformant la betterave en lum’rotte, comme on dit au pays. Une activité qui connait un certain succès à l'approche d'Halloween.

Depuis quelques jours, Marcel Verpoort passe l’essentiel de ses loisirs à confectionner des lum’rottes qui seront mises à contribution lors de la balade nocturne organisée ce samedi à Quevaucamps avec la complicité du Foyer culturel de Beloeil.

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Tout en creusant les betteraves, Marcel se plaît à évoquer de nombreuses anecdotes sur cette tradition des lum’rottes qui remonte - au moins - à l’époque celtique dont le calendrier annuel se clôturait par la fête du dieu de la mort le 31 octobre et non le 31 décembre.

Dans les temps anciens, l’on plaçait sur les tombes, à l’approche du jour des morts, des lum’rottes réalisées avec les légumes de saison, soit principalement des navets ou des betteraves. Elles faisaient office de veilleuses en quelque sorte.

Quant aux enfants qui ont vécu à l’époque où Marcel n’était pas plus haut que trois betteraves, « ils avaient pour habitude, se souvient-il, d’aller frapper aux portes avec leur lum’rotte à la main pour aller réclamer des friandises… »

Cette tradition, qui s’était sans doute transmise de génération en génération, a traversé l’Atlantique avec les immigrants européens qui se sont installés dans le pays de l’oncle Sam. Et tout comme ce fut le cas pour Saint-Nicolas qui, en prenant de l'embonpoint, devint Sancta Claus, la tradition fut ici aussi revisitée à la sauce américaine avec les moyens dont ils disposaient sur le terrain. C’est ainsi que la citrouille - qui poussait comme une mauvaise herbe de ce côté de l'Atlantique,  remplaça notre bonne vielle betterave.
Alors que la tradition prenait de l’ampleur aux States, elle se perdit petit à petit sur le vieux continent au risque même de tomber dans l’oubli. C’était toutefois sans compter sur des passionnés comme Marcel qui se font un point d’honneur à rendre à cette tradition ses lettres de noblesse.