SOCIÉTÉ

La commission de la vie privée et Facebook s’affrontent à nouveau en justice

La commission de la vie privée et Facebook s’affrontent à nouveau en justice

Facebook récolterait massivement des données, sans répondre aux conditions légales. AFP

Les plaidoiries dans le procès opposant la Commission de la vie privée au réseau social Facebook ont débuté jeudi devant le tribunal de première instance de Bruxelles.

Selon la CPVP, Facebook récolte des données de manière illégale sur les comportements de navigation des internautes, mais également sur des non-membres de la communauté. Il n’agit ainsi pas uniquement pour des raisons de sécurité, mais aussi pour placer des publicités, ce qui est une violation flagrante de la vie privée de toutes ces personnes.

Facebook utilise, pour ce que la Commission appelle une «surveillance de masse», trois technologies de suivi que l’entreprise a elle-même développées et commercialisées.

Il s’agit plus précisément de «social plug-ins» – comme les «like» et les boutons de «partage»-, les «cookies» et les «pixels» que Facebook met à disposition des exploitants de sites pour récolter des informations sur les comportements des internautes sans que ceux-ci s’en aperçoivent.

Selon la CPVP, Facebook récolte massivement les données de cette manière, sans répondre aux conditions légales. «L’information que Facebook donne à ce propos est vague, incomplète et trompeuse», ont plaidé les avocats de la Commission. Aux yeux de la Commission de la vie privée, Facebook laisse son intérêt commercial peser sur les droits fondamentaux des utilisateurs.

La commission exige que Facebook mette fin à ce suivi effréné du comportement de navigation des internautes belges, sous peine d’une amende de 250.000 euros par jour.

Les avocats de Facebook plaideront vendredi.