CHAMPIONNATS DU MONDE

Le circuit de Bergen: d’abord technique

 Les coureurs ont eu tout le loisir d’admirer hier le célèbre quartier de Bryggen.  Mais en course?
Les coureurs ont eu tout le loisir d’admirer hier le célèbre quartier de Bryggen. Mais en course?-Photo News

À l’avant-veille du grand rendez-vous, le mondial sur route, il est temps de planter le décor de Bergen et de ce parcours qu’on dit technique.

Bergen, c’est la Norvège. Et c’est la deuxième fois que le pays des Vikings accueille les championnats du monde. On se rappellera en effet qu’un certain Lance Armstrong fut couronné à Oslo en 1993. Cette victoire du Texan ne laisse évidemment pas que de bons souvenirs. Cette même année à Oslo, c’est Jan Ulrrich qui fut sacré en espoirs…

Passons. On s’en voudrait de comparer les époques. Bergen ne semble en avoir cure. Cette ville située au sud-ouest de la Norvège, 280000 habitants, c’est la porte d’entrée des Fjords, mais c’est aussi des conditions climatiques assez variées. Au moment d’écrire ces lignes, le vent et la pluie sont de la partie. Mais on annonce un peu de soleil et un temps plus sec pour ce dimanche. Les statistiques météorologiques sont sans pitié pour Bergen, dont la pluviométrie bat tous les records puisqu’on dépasse les 220 jours de pluie par an… De quoi se forger le caractère. Mais le parapluie n’est pas pour autant devenu l’emblème de la ville chère à un certain Ole-Martin Aarst (les amateurs de football s’en souviendront), loin s’en faut. Ici, on vaque à ses occupations sans trop se soucier le matin du temps qu’il fait.

Mais cela rend aussi la course de ce prochain dimanche plus incertaine que jamais. Hier, les différentes sélections nationales ont eu l’occasion d’aller reconnaître le circuit.

Peu de temps de récupération

Les Belges semblaient en tout cas conquis par le parcours. Si on tente de résumer les sentiments qui se faisaient jour hier auprès de la délégation belge installée non loin de l’aéroport, on peut parler de «parcours technique avec peu de temps de récupération.»

Depuis quelques années, il est devenu de tradition de faire parcourir aux coureurs une certaine distance avant d’entrer sur le circuit proprement dit. Dimanche, on partira donc de Rong, au nord, pour une portion de 39,5 km jusqu’à Bergen. Ensuite, les coureurs entreront sur le circuit (long de 19,1 km) à hauteur du km 1,2. Une fois franchie la ligne d’arrivée, il restera alors onze tours à couvrir (soit 210,1 km), pour un total de 267,5 km.

La partie initiale est vallonnée mais pas excessivement. Et même si le vent souffle, l’arrivée est trop éloignée pour que cela cela provoque des dégâts, comme ce fut le cas au Qatar l’an passé.

C’est surtout la répétition des tours qui va peser. La principale difficulté du parcours, le Salmon Hill (la côte du Saumon), longue de 1,5 km à 6,4% (max 7,8%), sera donc escaladée à douze reprises.

Cette montée du Salmon Hill, Oliver Naesen, qui est venu la découvrir au printemps dernier, la compare au Tiegemberg. «On peut donc la monter avec le grand plateau, mais ce sera difficile d’y lâcher quelqu’un, de faire la différence. Mais je pensais cela aussi avant le GP E3 et j’ai été surpris de me faire lâcher par Van Avermaet et Gilbert dans ce Tiegemberg… »

«Moi, je compare cette côte avec celle de La Houppe, a expliqué de son côté Jasper Stuyven. C’est un parcours technique avec peu de temps de récupération.»

Après la Salmon Hill, une descente technique attendra les coureurs avant d’aborder le final 9 kilomètres plus loin. «Dans les quatre derniers kilomètres, il y a de nombreux virages car on se trouve vraiment au centre de la ville, a ajouté Naesen. Cela va être périlleux si nous sommes encore beaucoup dans le peloton à ce moment-là. Mais je ne pense pas que ce sera le cas.»