LIÈGE

La police de Liège veut acheter des tasers: elle expliquera pourquoi

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La zone de police de Liège devrait être l’une des premières du pays à acquérir des pistolets à impulsion électrique (tasers). En raison de l’émoi qu’une telle annonce a suscité, une séance d’information à destination de la population est organisée afin d’expliquer l’intérêt d’une telle acquisition.

Le 4 septembre dernier, l’achat de six pistolets à impulsion électrique, destinés au Peloton Anti Banditisme (PAB) de la police de Liège, figurait à l’ordre du jour du conseil communal de Liège. Le bourgmestre, bien que favorable au dossier, avait décidé de son report au conseil communal d’octobre afin de se donner le temps d’informer la population sur ce sujet jugé sensible.

En effet, des craintes ont rapidement été exprimées dans les rangs de l’opposition communale, notamment par la voix du conseiller Vega François Schreuer. «La banalisation du taser comme «arme non létale» représente de toute évidence un vrai danger car cet objet est extrêmement dangereux. L’usage d’un tel objet devrait être aussi balisé et encadré que celui d’une arme à feu», avait-il souligné.

Ces pistolets ont pour effet d’immobiliser la personne visée. Si le PAB souhaite en acquérir, c’est parce que leur usage se serait révélé efficace lors de certaines interventions, comme à Jupille-sur-Meuse en août dernier lorsque les policiers ont été confrontés à un individu à l’air hagard et armé d’un couteau, dont le tee-shirt était couvert de sang. L’homme refusait de se laisser approcher. Après diverses tentatives, les forces de l’ordre lui avaient finalement tiré dans les jambes afin de le maîtriser.

Les citoyens sont invités à une séance d’information qui se déroulera, le jeudi 28 septembre, à 20 h, au Centre de maîtrise de la violence à Grivegnée. L’inscription est obligatoire, avant le 25 septembre, via le site Internet de la ville de Liège.