BELGIQUE

Les résultats de l’examen d’entrée en médecine et dentisterie sont tombés: 18,5% de réussite

 L’examen s’est déroulée le 8 septembre dernier dans 3 palais de Brussels Expo.
L’examen s’est déroulée le 8 septembre dernier dans 3 palais de Brussels Expo.-Photo News

Le premier examen d’entrée aux études en sciences médicales et en sciences dentaires en Fédération Wallonie-Bruxelles a été délibéré par le jury. Quelque 641 candidats ont réussi l’épreuve.

Le premier examen d’entrée aux études de médecine et dentisterie organisé vendredi dernier en Fédération Wallonie-Bruxelles a enregistré un taux de réussite de 18,47%, annonce jeudi l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur (ARES) dans un communiqué.

Sur les 3.473 candidats qui se sont présentés à l’épreuve, seuls 641 ont été proclamés lauréats par le jury, après délibération.

Ce nombre est légèrement supérieur au quota de numéros Inami que le gouvernement fédéral a décidé de délivrer dans six, lorsque cette cohorte de médecins sera diplômée. Seules 607 attestations sont en effet prévues cette année-là par le fédéral pour les diplômés francophones.

La différence entre les 641 lauréats et les 607 attestations en 2023 permettra de gérer les éventuels arrêts et abandons en cours d’études.

Quatre matières

Les candidats peuvent prendre connaissance de leurs résultats sur le compte individuel en ligne, précise l’ARES. Les lauréats peuvent, eux, y télécharger leur attestation de réussite, document nécessaire pour finaliser leur inscription. Les cours dans la plupart des facultés démarrent en effet lundi.

Parmi l’ensemble des lauréats, seuls 57 sont non-résidents. «Leur nombre étant inférieur à 30% des réussites (8,56% pour la médecine et 13,33% pour la dentisterie), il n’a pas été nécessaire de procéder au classement prévu pour respecter le contingentement fixé par le législateur», ajoute l’ARES.

L’examen évaluait les compétences des candidats dans quatre matières scientifiques (chimie, biologie, physique et mathématiques), d’une part, et dans quatre matières relatives à la communication et à l’analyse critique de l’information (raisonnement et synthèse, communication, éthique, et empathie), d’autre part, sous la forme de 130 questions à choix multiples.

Physique et chimie les plus difficiles

Pour réussir l’épreuve, il fallait obtenir une moyenne d’au moins 10/20 pour la partie scientifique et pour la partie relative à la communication et à l’analyse critique de l’information, ainsi qu’un minimum de 8/20 pour chacune des huit matières évaluées.

Selon les résultats détaillés, c’est surtout l’épreuve de physique, suivie par celle de chimie, qui s’est révélée la plus sélective.

«Le jury a également statué en délibération sur deux cas de suspicion de fraude rapportés le jour de l’épreuve par les surveillants et consignés par procès-verbal», indique l’ARES. Celui-ci a également statué sur le fit qu’un questionnaire de l’après-midi ait été erronément distribué en matinée aux candidats d’un bloc de 70 personnes.

«(Le jury) a constaté que la procédure prévue en pareil cas -à savoir la reprise immédiate du questionnaire, l’isolement sous surveillance des candidats durant la pause sans possibilité d’utiliser un téléphone portable et la compensation du temps consommé – a été observée dans un délai de cinq minutes et que les candidats n’ont été ni privilégiés ni préjudiciés du fait de la situation», assure l’ARES.

Cet examen d’entrée découle de l’ultimatum lancé l’an dernier par la ministre de la Santé publique, Maggie De Block.

Lassée par l’absence en Fédération de tout mécanisme de filtre efficace pour respecter le contingentement fédéral, celle-ci avait très clairement menacé de ne plus délivrer d’attestations Inami aux nouveaux médecins francophones si la Fédération ne mettait pas sur pied un examen d’entrée, comme la Flandre le pratique depuis 20 ans déjà.