Mons: important dispositif policier pour un procès sous haute tension

29 prévenus issus de 2 gangs, c’est un procès à haute tension qui se jouait ce matin à Mons. Fouille des sacs et contrôle d’identités, de nombreux contrôles étaient prévus car des menaces sont parvenues.

Un vaste dispositif de sécurité a été mis en place mercredi au palais de justice de Mons situé dans le haut de la rue Nimy en raison de l’ouverture du procès de deux bandes de motards rivales, les Hell’s Angels et son groupe dissidents, les No Surrender.

Au total, ce sont 29 prévenus qui comparaissent devant la justice montoise dans le cadre de deux dossiers distincts.

Outre le dispositif de haute sécurité installé, le début du procès a été marqué par des problèmes de procédure soulevés à l’audience par les avocats de la défense. Selon toutes vraisemblances, le procès s’ouvrira néanmoins au fond dès le 6 novembre devant le tribunal correctionnel de Mons où le réquisitoire du ministère public est prévu pour quatre heures. Les plaidoiries de la défense sont attendues les 7, 8 et 9 novembre.

Concrètement, le premier dossier concerne le groupe des No Surrender, soit quelque 13 prévenus dont six détenus qui doivent répondre de trafic d’armes, d’une tentative d’assassinat perpétrée à Wasmes et de participation à une organisation criminelle. Le second dossier regroupe 16 prévenus et concerne le groupe des Hell’s Angels.

Ce volet remonte déjà à 2011-2012 et est relatif à un trafic d’armes, à des agressions, des coups et blessures, enlèvement, séquestration voire torture et à la participation à une organisation criminelle.

 

Hélicoptère, autopompe, chiens…

 

Les mesures de sécurité au sein et en dehors du palais de justice étaient donc particulièrement renforcées pour assurer la sécurité publique ainsi que celle des prévenus et de leurs familles. Des policiers des forces spéciales, un hélicoptère de la police fédérale, de nombreux véhicules de police, une autopompe et des policiers locaux étaient également réquisitionnés tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du palais.

Au terme de l’audience qui visait à fixer le calendrier du procès, «aucun incident n’a été à déplorer, ni dans la salle d’audience ni aux abords du palais de justice», a confirmé le commissaire Philippe Borza de la zone de police de Mons-Quévy.