ULTRATRAIL

UTMB: les premiers finishers belges sous la pluie à Chamonix

Trois Namurois ce jeudi matin sur le podium de l'UTMB: Pascal Van Der Veken, Etienne Maniquet et Didier Boqué, trois coureurs aux couleurs du team Sky Runner.
Trois Namurois ce jeudi matin sur le podium de l'UTMB: Pascal Van Der Veken, Etienne Maniquet et Didier Boqué, trois coureurs aux couleurs du team Sky Runner.-EDA
L'UTMB bat son plein à Chamonix. Ce jeudi matin, les premiers finishers belges ont franchi la ligne sur la place du Triangle de l'Amitié. Une arrivée sous la pluie. Une météo qui s'annonce "catastrophique" pour les prochaines courses avec de la pluie, des orages et une limite pluie-neige à 2000 mètres dans la nuit de samedi à dimanche... Beaucoup de coureurs craignent que l'UTMB ou que la CCC soient rabotés cette année.

Ils sont heureux. Parce qu'ils ont franchi la ligne d'arrivée. Mais aussi et surtout parce qu'ils ont su profiter de la dernière journée d'ensoleillement autour du Mont-Blanc avant une dégradation très nette de la météo. Eux, ce sont les coureurs qui ont participé à la TDS (119 km), la plus sauvage des 5 courses UTMB organisées cette semaine et ce week-end à Chamonix.

Sur les 7000 coureurs inscrits sur ces épreuves, près de 200 Belges ont fait le déplacement à Chamonix (cliquer ici pour la liste des Belges inscrits) pour décrocher le graal de tous les traileurs du monde entier, la veste de finisher d'une course labellisée UTMB.

C'est sur la TDS (Trail des Ducs de Savoie) que la délégation belge est la plus fournie avec pas loin de 50 coureurs au départ. Mais peu à l'arrivée. Car les abandons sont nombreux sur cette course, la plus technique des épreuves (hormis la PTL et ses 290 km réservée aux extra-terrestes). 

Un des Belges spécialistes de l'UTMB est le Gembloutois Pascal Van Der Veken que nous avons croisé ce jeudi matin, sur le coup de 8h et sous la pluie avec sa veste de finisher TDS sur les épaules. Pascal a déjà participé 6 fois à l'UTMB (171 km), de 2005 à 2010.

Il découvrait ici le tracé de de la TDS 119 km qui part de Courmayeur pour arriver à Chamonix en passant par le col du Petit-Saint-Bernard, Bourg-Saint-Maurice, Les Contamines et les Houches.

" C'est à mon sens beaucoup plus dur que l'UTMB" confie Pascal après 26h59' de course. Chaque montée est un vrai défi. Il n'y en a aucune de facile."

Le Gembloutois réalise aussi une spectaculaire remontée. Sur les 8 derniers kilomètres, entre Les Houches et Chamonix (8km en faux plat), il parvient à gratter 50 places en courant à du 8,9 km/h! "Au ravitaillement des Houches, j'ai vu arriver Didier Boqué, qui habite mon village, Grand-Leez. Cela m'a donné l'envie de le dépasser et de terminer en beauté pour bien lui montrer qui était le Gembloutois de l'UTMB" rigole Pascal, qui court d'ailleurs avec les couleurs du team Sky Runner de... Didier Bocqué!

Un vainqueur un peu belge, une fois!

Si ce jeudi à Chamonix tout le monde se réjouissait du podium 100% français de cette TDS (Michel Lanne, Antoine Guillon et Sylvain Camus), côté belge, on aimait à se rappeler que le vainqueur, Michel Lanne, avait aussi remporté en avril dernier La Bouillonnante! Le Français avait en effet gagné haut la main le plus mythique des trails belges et avait frappé les esprits par sa simplicité et sa gentillesse. Un grand champion qui avait savouré sa victoire à Bouillon avec de l'Orval et qui avait donc été adopté par les traileurs belges.

UTMB et CCC rabotés?

Ce jeudi à Chamonix, on regardait le ciel, et pas pour voir le Mont-Blanc. La pluie est abondante et les heures qui arrivent s'annoncent pire encore. Si la TDS (119 km) et l'OCC (56 km) ont pris leur départ sur le parcours prévu, les organisateurs attendaient 13h pour prendre une décision concernant la CCC (101 km, départ vendredi matin). Pour une décision concernant  l'UTMB (départ vendredi soir), la décision sera annoncée ce vendredi entre 6h et 7h.

Car outre la pluie et les orages, c'est le froid et une limite neige-pluie à 2000 mètres samedi qui étaient le plus alamants. Car emmener des milliers de coureurs sur des cols à plus de 2500 mètres est une lourde responsabilité. L'édition 2010 de l'UTMB, qui avait dû être annulée en cours d'épreuve est encore dans toute les mémoires. Et personne n'a envie de revivre un pareil scénario...

A Chamonix,

Nathanaël JACQMIN 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suivez notre page L'Avenir Namur sur Facebook