SAINT-SYMPHORIEN

A Saint-Symphorien, du jazz de l'église au jardin

Le sixième Sympho'Jazz animera la ducasse de Saint-Symphorien du 25 au 28 août. Un événement 100% gratuit, qui vise à rendre le jazz plus accessible. Cette année, l'affiche réserve un duo de choc.

Depuis 2012, la Ducasse de Saint-Symphorien s’accorde avec la Note Bleue. C’est il y a 5 ans qu’est apparue une nouvelle manifestation culturelle dans le paysage montois : le Sympho’Jazz. Qui pour sa sixième édition se déroulera du 25 au 28 août.

Ce rendez-vous annuel 100% gratuit prend sa source au cœur des Alpes. «L’idée m’est venue pendant des vacances en Suisse. J’étais à Vercorin pendant que se déroulait le festival Vercojazz», raconte Michel Blanquet, une des trois chevilles ouvrières du projet. «Il y avait des concerts dans des hôtels, des restaurants, en plein air, sous chapiteau. J’ai trouvé que ce serait une chouette idée de faire ça pendant la ducasse de Saint-Symphorien.»

Le but de l’événement est de présenter à la population locale le jazz dans toute sa variété. Les concerts se déroulent en majorité à l'extérieur, pour les rendre accessibles un maximum. «L’autre objectif, c’est aussi d’aller à la rencontre de la population. C’est pourquoi depuis toujours, il y a au moins un concert des voisins, qui se fait sous tonnelle.»

Une fête des voisins sur un air de jazz en quelque sorte, et ouverte à tous. Cette année, c’est dans le jardin Nicolas Dehon, négociant en vins, que la jazz garden party se déroulera le lundi 28 août, événement qui clôturera cette sixième édition du Sympho’Jazz.

Philip Catherine: «un beau cadeau»

Avant ça, le festival aura eu le plaisir d’accueillir Philip Catherine, un monstre du jazz en Belgique, qui sera présent pour la première fois à Saint-Symphorien. Et qui proposera une prestation relativement inédite en compagnie du saxophoniste Fabrice Alleman, les deux musiciens n'ayant pas l'habitude de jammer ensemble en public. «C’est grâce à Fabrice Alleman que l’on a pu avoir Philip Catherine cette année. Fabrice apprécie l’esprit de l’événement, il nous aide dans la programmation et dans sa diversification et c’est un beau cadeau qu’il nous fait là.»

Cette prestation se déroulera dans l’église de Saint-Symphorien, qui risque d’être bondée samedi soir. «On est débordé de demandes pour ce concert, mais comme c’est gratuit, il n’y a pas de réservation possible. Certains nous ont même proposé de payer pour être sûrs d’avoir une place.»

Mais on ne corrompt pas les orgas du Sympho’Jazz. Premier arrivé, premier servi. La capacité de l’église est de 260 personnes. Le Sympho’Jazz connaîtra-t-il le premier sold-out de son existence ?

Voir ou écouter du jazz : deux choses différentes

Organiser un événement estampillé jazz dans un patelin comme Saint-Symphorien, cela n’a a priori rien d’évident. Car intéresser la population à ce genre musical de niche est loin d’être gagné. En témoigne la tentative il y a deux ans de proposer un concert du week-end moyennant une entrée payante, expérience qui n’a pas été renouvelée.

Le jazz s’adresse à un public averti, pas vraiment jeune, et pourtant, les néophytes qui assistent à un concert de jazz ne le regrettent généralement pas. «Entre écouter un cd de jazz et voir jouer un groupe, il y a une énorme différence. On voit le plaisir de jouer des musiciens, leur envie d’interagir avec le public…Si vous n’aimez pas spécialement écouter du jazz, venez le voir jouer», lance Michel Blanquet.C'est sur scène que prend vraiment vie le jazz. 

Le plus difficile est d’amener les gens à la manifestation. Mais une fois la démarche accomplie, la satisfaction l’emporte. Ils sont désormais un millier de spectateurs répartis sur les 4 jours de concerts à s’abreuver de notes bleues.

Un cocktail de saveurs

Au programme de la version 2017, outre le très attendu duo des génies Philip Catherine/Fabrice Alleman samedi, les curieux pourront également découvrir des combos très différents comme le jazz et blues made in New Orleans de Sousa Schleb vendredi. Le lendemain, God Save the swing fera danser un restaurant au son des années 1930.

De leur côté, les Anchoises démontreront dimanche que la musique pop, c’est du sérieux, en enchaînant les tubes à la clarinette et au sax. Enfin, le Sunny side jazz band mettra le feu au jardin pour clôturer ce déjà sixième Sympho’Jazz, lundi 28 août.

Toutes les infos: symphojazz.be