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Le touriste n’est plus le bienvenu partout: tour du monde de la tourismophobie

Le touriste n’est plus le bienvenu partout: tour du monde de la tourismophobie

Barcelone en a marre des touristes. AFP

Le tourisme, cette industrie vitale à de nombreuses régions, mais qui met en péril la quiétude des locaux. Comment trouver le juste milieu?

La problématique du tourisme de masse est revenue au premier plan avec les violentes altercations qui ont opposé des Barcelonais à des touristes étrangers. Fin juillet, la tension était à son comble lorsque des militants anarchistes encagoulés ont pris d’assaut un bus de touristes.

À Barcelone comme dans beaucoup d’autres villes touristiques, le secteur du tourisme brasse beaucoup, beaucoup d’argent, et est devenu vital à l’économie locale. Mais cela ne se fait pas sans casse: si on n’y prend pas garde, le centre historique peut vite se défigurer, et les locaux se font bousculer par les hordes de visiteurs. Sans parler des prix qui s’enflamment.

La bulle touristique étouffe la population locale, qui doit même se délocaliser au fur de la montée des prix de l’immobilier. Pire: tous ne profitent pas des retombées économiques. Autre exemple espagnol, dans les îles Baléares, où le chômage reste très élevé malgré les millions de visiteurs qui s’y pressent chaque année.

Ce sentiment antitouristes n’est pas nouveau et ne concerne pas que l’Espagne, mais l’Europe atteint des fréquentations record par un effet de vases communicants: les destinations du Proche et du Moyen Orients sont délaissées à cause des troubles dans la région, et notre côté de la Méditerranée est donc beaucoup plus populaire ces dernières années.

Sur la carte ci-dessous, découvrez comment certaines destinations luttent contre le touriste envahissant.