HOUFFALIZE

Poules gazées: GAIA porte plainte

 L’éleveur Christophe Bastin avait gazé ses 35 000 poules à Nadrin voici quelques jours.
L’éleveur Christophe Bastin avait gazé ses 35 000 poules à Nadrin voici quelques jours.-ÉdA – 302136980096

Christophe Bastin a abattu ses volailles, touchées par la crise actuelle. L’ASBL de défense des animaux GAIA a décidé de porter plainte.

La crise des œufs frappe de plein fouet tout un secteur, nul besoin de le rappeler. Nous évoquions dans une de nos précédentes éditions le cas de Christophe Bastin de Nadrin (Houffalize). Il y exploite un poulailler. Ce producteur, face à une interdiction de vendre ses œufs pour trois mois, interdiction imposée suite à un contrôle de l’Afsca, a décidé de se séparer de ses 35 000 poules. Un choix qui ne plaît pas du tout à l’ASBL de défense des animaux GAIA. Nos confrères de Sudpresse expliquaient que ladite ASBL avait l’intention de porter plainte contre le producteur. Le président de GAIA, Michel Vandenbosch, nous le confirme: plainte va être déposée.

Loi sur le bien-être animal

Son argumentaire pour intenter une action en justice? La loi sur le bien-être animal et plus particulièrement son premier article. Premier article qui stipule que «nul ne peut se livrer, sauf pour des raisons de force majeure, à des actes qui ont pour conséquence de faire périr sans nécessité un animal.»

Le président de l’ASBL explique. «Ici, il n’y a aucune nécessité. C’est une simple raison financière qui le pousse à gazer ses 35 000 poules. Dans ce cas, il n’y a pas de problème de santé publique, ni de santé animale. Aucune instance n’a imposé l’abattage des poules. L’éleveur avoue une logique économique, celle de son entreprise bloquée et de son impossibilité de commercialiser ses œufs.»

Un avertissement

Pour Michel Vandenbosch, l’éleveur aurait dû patienter. «Suivant les toxicologues, en attendant 4 à 6 semaines, le produit incriminé aurait été dissous. Il n’y avait donc aucune raison, sinon purement économique, pour gazer ces poules.»

Si la plainte vise évidemment le producteur houffalois, GAIA veut envoyer un signal très fort à tout le secteur. «C’est un avertissement aux autres éleveurs: celui de ne pas suivre ce mauvais exemple», ponctue le président de GAIA. Contacté par nos soins, l’éleveur, Christophe Bastin, s’est refusé à tout commentaire sur le sujet.

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