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ART GIRATOIRE (4/4) – Le flop 10 des pires œuvres d’art sur les ronds-points de Wallonie

Nous vous présentons cette semaine une série d’articles et un documentaire sur les œuvres d’art ornant les ronds-points de Wallonie. Découvrez aujourd’hui notre sélection des dix œuvres les plus… incongrues.

On préférera le terme «incongrues» plutôt que «moches, nazes, laides» Tout choix artistique étant de toute façon très subjectif, nous ferons preuve ici d’une parfaite mauvaise foi, pleinement assumée.

En reprenant l’analyse de «notre» expert Louis Richardeau, professeur d’histoire de l’art, nous pouvons sélectionner quelques œuvres pas vraiment enthousiasmantes.

Au sujet du cornet de frites de Leuze-en-Hainaut: «C’est primaire, infantile. Ici, la taille ne fait pas l’intérêt mais plutôt la monstruosité. C’est une œuvre inintelligente.»

Le Coq, de Gilles Falisse, à Flémalle n’émeut guère Louis Richardeau: «J’adhère moins à ce type de démarche, on sent qu’il y a du chipotage, c’est un assemblage un peu improbable, c’est très scolaire. On dirait un objet réalisé par un élève en soudure pour son TFE… »

Le Point singulier, à Malonne: «C’est un peu léger, fragile, référence de carrousel, de mât de Cocagne, un côté festif mais que j’assimile à quelque chose d’éphémère, la couleur et le décor sont moins solides.»

Le Schtroumpf de Genval ne trouve pas grâce à ses yeux non plus: « Ça, c’est terrible, ça relève plus de l’étron géant que du Schtroumpf. Le Schtroumpf dans sa conception initiale, c’est un personnage sympa tout en rondeur et en plasticité. Mais ici, le champignon a un côté phallique, c’est mou, c’est raté. C’est la preuve que le prolongement d’un dessin en sculpture, ça ne marche pas toujours. C’est le même constat pour le Folon à La Hulpe, ça ne fonctionne pas. Par contre, le Marsupilami à Charleroi est très réussi. »

Le Strebbelle, à Namur: «dans mon entourage, il y a unanimité pour dire que c’est une œuvre ratée. Pourtant Strebelle a fait des choses intéressantes (Sabena, le cheval Bayard), mais ici il y a un côté tentaculaire, c’est mou, c’est veule, il y a une forme d’obscénité dans cette œuvre. »

Il y en a d’autres (voir notre diaporama, ci-dessus). Certaines rencontrent un réel succès d’une part mais restent complètement incomprises d’autre part. Comme le pot géant de Jean-Pierre Raynaud, à Andenne. On peut l’adorer ou le détester, c’est selon les goûts, les références, de chacun. Cela dit, ça aurait pu être pire: la ville de Toronto, au Canada, vient de s’offrir un canard en plastique géant, pour 120.000 $!!

Voici donc notre FLOP 10 des œuvres d’art incongrues ornant les ronds-points de Wallonie. Et pour vous éviter une overdose de mauvais goût, vous noterez que ce FLOP 10 est en fait un… FLOP 9…

À vous de nous dire si cette sélection vous correspond.

Découvrez notre documentaire consacré à l’art giratoire, «Les ronds-points, ces musées à ciel ouvert» à l’adresse www.lavenir.net/art-giratoire Anecdotes, coût, mécénat, pourquoi et comment… Vous y trouverez les réponses à toutes les questions concernant ces œuvres qui font notre quotidien.

 

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